Volume 26 Numéro 1 Le 20 août 2008

Feu L’écho d’un peuple

Par Denis Bourdeau, président de l'Union des cultivateurs franco-ontariens


Le glas a sonné pour L’Écho d’un peuple. Quelle pitié ! Si on a quelque chose à faire pour sauver ce spectacle à grand déploiement, c’est maintenant.

Par l’opinion des gens, on blâme l’attirance au 400e de Québec et la mauvaise température cet été. Depuis sa création, j’ai été voir L’Écho trois fois; les trois fois à la pluie et même à ça, j’ai aimé beaucoup.

C’est certain que ces événements n’aident pas la cause, mais un projet se doit d’être disposé à faire face à ces obstacles. Pas facile parfois’

Jetons un coup d’?il vers d’autres projets entrepris par des gens de grande expérience, tels que celui de Village Vacances Valcartier. Jamais ils n’ont pensé enfouir leur projet dans la Forêt Larose. Ce serait un suicide commercial.

En partant, il y aurait eu objection après objection des quelques résidants qui auraient probablement gagné leur cause, parce que les propriétaires, les Comtés unis ne mettent pas l’énergie à développer ce lopin de terre originellement voué à l’agriculture.

Village Vacances Valcartier construit présentement le Parc Calypso le long de l’autoroute 417, où chaque semaine à l’année longue passent des milliers d’automobilistes qui remarquent le site et y planifient une visite la saison estivale arrivée.

Calypso, avec ses 12 000 visiteurs attendus quotidiennement, sera complémentaire et apportera « l’eau au moulin » à L’Écho d’un peuple.

Je l’aime beaucoup l’histoire de L’Écho d’un peuple? après tout, c’est notre histoire !

Est-ce que discontinuer L’Écho d’un peuple serait donner raison à Lord Durham ? « Un peuple sans histoire », écrivait-il. Mais il s’agit plutôt d’un peuple dont l’histoire est méconnue et le méga-spectacle remplit ce vide.

Une autre révélation que ce spectacle m’a apportée : Champlain qui confie aux chefs Indiens « Nos fils et nos filles peupleront ensemble ce grand territoire ». Ceci nous rappelle que les Français tenaient les autochtones pour des égaux et jamais ils n’auraient pensé les emprisonner moralement dans des réserves.

Les Français ont puisé dans la spiritualité des Premières Nations et adapté leur respect de la nature et de ses remèdes. La vie de Louis Riel en est la preuve.

L’Écho d’un peuple n’en est qu’à ses débuts. Cinq ans, c’est très jeune, le meilleur est à venir. En plus de notre histoire, L’Écho est une école où l’on enseigne des lois morales de notre société. Tenez pour exemple cette déclaration : « La politique ne décide pas toujours pour la majorité ».

Et que dire de la morale à la fin qui nous dit : « Il n’y a pas de gagnants à une guerre; chaque côté pleure ses morts ». Ce message de paix venant des enfants doit être perpétué et entendu de tous, surtout de nos décideurs politiques; faisant en sorte que le Canada retrouve sa place de gardien de la paix.

C’est pas le temps de reculer, mais plutôt le temps de foncer ! On peut en faire un enjeu à l’élection fédérale qui s’en vient.

Merci à toute l’équipe de L’Écho, aux rêveurs, aux créateurs, aux nombreux bénévoles et aux spectateurs, pour une année d’une grande performance et longue vie à L’Écho d’un peuple!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *