Le 21 avril 2004

FranCoeur sera de retour pour une nouvelle saison

Par Chantal Quirion


Le président de l’Union des cultivateurs franco-ontariens, Pierre Bercier, est un fervent supporteur de FranCoeur, qui selon lui, répond au besoin de combler le fossé qui se creuse entre le monde rural et urbain. On l’aperçoit ici, en présence de jeunes c

Bonne nouvelle pour les téléspectateurs: FranCoeur III sera produite et se retrouvera sur les ondes de TFO dès février 2005. Hors de tout doute, il s’agira cependant de la dernière série. Le producteur Robert Charbonneau l’a confirmé lors d’un point de presse au début d’avril. « Ouf! Dit-il, on a réussi à trouver le financement et on le doit beaucoup à l’implication de TFO et de Radio-Canada ».

André Poirier de la direction régionale de Radio-Canada Ottawa-Gatineau, s’est dit très heureux de la récente décision du réseau de R.-C. qui permettra à l’ensemble des canadiens d’apprécier FranCoeur dès l’automne prochain. « Cette victoire n’aurait pas été possible sans l’acharnement avec lequel Christiane Marais, sa prédécesseur, a défendu ce projet », a-t-il soutenu.

Pour Robert Charbonneau, le sujet est inépuisable et il aurait eu matière à alimenter de nombreux autres épisodes. Cependant, cette dernière série n’en comportera que huit contrairement aux deux premières, qui en avaient douze chacune. Cette décision, bien que prise à regret, est attribuable au manque de financement. Toutefois, Robert Charbonneau constate avec fierté, qu’en produisant la première dramatique francophone hors Québec, il a créé un précédent qui aura sûrement des répercussions positives.

Un défi sans précédent

Avec FranCoeur, Robert Charbonneau a prouvé qu’il est possible d’offrir des productions francophones intéressantes et de très grande qualité, ailleurs qu’au Québec. Il a aussi fait la démonstration qu’il n’y a pas que le milieu urbain pour générer des scénarios d’intérêt général. L’engouement pour FranCoeur s’est étendu bien au-delà des fermes, avec cette fenêtre ouverte sur le monde rural, même les citadins ont pris plaisir à pénétrer l’univers de l’agriculture moderne. « Où que l’on aille dans l’Est de l’Ontario, dès que l’on mentionne FranCoeur, les gens savent de quoi on parle! »
Pour la directrice de la programmation française à TFO, Claudette Paquin, FranCoeur est aussi la preuve que la dramatique est un excellent véhicule pour transmettre de l’information. « Il ne faut pas minimiser son impact dit-elle, il faudrait en faire beaucoup plus car c’est important pour une société de raconter son histoire». C’est un grand pas qui vient d’être franchi constate madame Paquin. « Nous avons démontré non seulement de notre capacité de produire, mais aussi que nous avons les acteurs. De même que cela a mis en relief que la qualité ne dépend pas d’un statut minoritaire ou majoritaire », dit-elle. Elle avoue cependant à contrec’ur, que dans la conjoncture actuelle, il semble impossible d’envisager d’autres projets du même ordre. Pour ce faire, il faudrait absolument que les critères de financement soient révisés.

Que nous réserve FranCoeur III?

Encore beaucoup d’action où les problèmes reliés à la relève en milieu agricole seront au premier plan, promet Robert Charbonneau. Ce dernier dit avoir été impressionné par un récent documentaire sur la relève. « Ils n’ont pas tous la chance de Luc Francoeur », constate-t-il. L’actualité agricole y trouvera aussi sa place et les sujets chauds comme l’ESB et les programmes d’aide pour les vaches de réforme y seront abordés.

Les acteurs qui sont tombés en amour avec leur personnage, ont déjà hâte de reprendre le tournage, qui avec huit épisodes ne sera pas assez long à leur goût. De toute évidence, jouer dans cette série semble leur procurer un véritable plaisir. De plus, avec l’annonce de la diffusion à l’échelle nationale, ils auront l’opportunité d’être appréciés d’un océan à l’autre, facteur important à l’essor de leur carrière, soulignait André Poirier.
Le tournage s’étendra du 15 août au 15 octobre prochain, ce qui au dire du producteur, laisse présager des retombées économiques pour la région, de l’ordre de 650 000$. On les retrouvera notamment, à Alfred, à L’Orignal, dans le Canton de Champlain, à Hawkesbury et même à Ottawa pour certaines scènes qui se passent à l’hôpital. « On bouge beaucoup, raconte Robert Charbonneau. L’an dernier, c’est près de 2 000 km carrés qui ont été visités pour le tournage. Avec un budget aussi limité, c’est remarquable ».

Robert Charbonneau songe déjà à d’autres histoires qui pourraient se dérouler à Vankleek Hill, Sudbury et même au Nouveau-Brunswick. Qui sait ce que l’avenir réserve, avec la présence régionale accrue qui marque le repositionnement du réseau de R.C. « La diffusion nationale de séries comme Grande Ours, Samuel et la mer, Chambre 13 et FranCoeur, c’est du jamais vu à notre antenne!, a déclaré André Poirier. C’est une excellente façon de faire connaître la culture et les comédiens ».

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