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Gala du 20ième anniversaire du Collège d’Alfred: Ouverture sur les chapeaux de roue d’une année officielle de festivités

Par Axel Alliez, collaboration spéciale
info.agricom@atreide.net


La soirée de Gala que nous a offert le Collège d’Alfred, en l’honneur de son vingtième anniversaire, restera sans aucun doute dans la mémoire des personnes présentes, mais aussi probablement dans les annales de l’histoire de ce petit collège. Les participant(e)s sont unanimes: «on a passé une soirée extraordinaire», peut-on lire sur de nombreuses lèvres, alors que chacun s’apprête à rentrer chez soi, ou bien à continuer la fête ailleurs’
De A à Z, la soirée fut orchestrée de mains de maîtres. Notre maîtresse de cérémonie, Nathalie J. Lalonde sait faire respecter les horaires et le temps imparti à chacun des orateurs. La salle est comble à l’heure prévue: dès 18h30 les quelques trois cents participants, occupés à discuter et à siroter leur apéritif, sont invités à s’installer autour de tables rondes.

Le Gala peut commencer.
C’est à Monsieur Gilbert Héroux, directeur du Collège d’Alfred de l’Université de Guelph, qu’il revient d’ouvrir les festivités. Il souhaite la bienvenue à tous et nous dit combien il est fier de nous voir réunis si nombreux pour cette soirée commémorative. Il rappelle l’importance réciproque que représente la francophonie pour le Collège d’Alfred, l’une n’allant pas sans l’autre. Enfin, il fait un tour de la salle des personnalités, et les remercie vivement de leur présence, symbole du sérieux et de la bonne réputation du Collège d’Alfred.

Tous les orateurs, à tour de rôle, de Monsieur Denis Perrault ? au nom du député Jean Marc Lalonde ? aux honorables Brian Coburn et Don Boudria, respectivement ministre de l’agriculture et député de Prescott-Russel-Glengarry, en passant par le Dr Alan Wildeman (vice-président de l’Université de Guelph) et le Dr Clarence Swanton (représentant du Conseil du doyen à l’OAC), nous font part de leur fierté de voir aujourd’hui, l’institution du Collège d’Alfred, bien ancrée dans son domaine et dans ses devoirs. Alors que le docteur Wildeman affirme le soutient de l’Université de Guelph pour le Collège d’Alfred, l’honorable Don Boudria «célèbre une institution pas comme les autres, qui a su et qui sait relever les défis». Le docteur Swanton, quant à lui, félicite l’institution en anglais, tandis que l’honorable Brian Coburn souligne «l’engagement de la communauté, qui fait la force du Collège d’Alfred».

De tous ces discours, nous retiendrons non seulement l’importance pour la communauté francophone ontarienne d’avoir un pôle français dans le domaine de l’éducation agricole en Ontario mais surtout la reconnaissance au niveau nationale de l’existence de celle-ci. Il est à noter, qu’à l’image d’un célèbre petit village d’Armorique de bande dessiné, le Collège d’Alfred fait figure de proue au sein de la minorité francophone agricole de l’Ontario.
«Nous sommes, nous serons !»

Mais revenons au déroulement de notre soirée de Gala. Alors que la salle ovationne les orateurs, un dernier, mais pas des moindres, viens nous présenter les composantes de notre repas. Ancien étudiant du Collège d’Alfred, aujourd’hui sommelier, Jean-Claude Chartrand n’en finit pas de nous mettre l’eau à la bouche à la lecture du menu et des vins qui l’accompagnent. C’est sous les applaudissements que l’on commence chacun à recevoir notre entrée.
Le vin blanc est sucré, le rouge gouleyant, la truite parfumée et le veau succulent. C’est dans un brouhaha joyeux et les cliquetis incessants des couverts que s’exprime la bonne humeur de chacun. C’est dans cette même bonne humeur que Monsieur Jean-Pierre Pierre lève un toast au Collège d’Alfred, félicitant celui-ci pour le succès des vingt dernières années, et pour le succès à venir. La salle entière est alors coiffée de verres levés, ils s’entrechoquent de manière spontanée: on boit à Alfred et à la fraternité. Nathalie J.Lalonde, notre maîtresse de cérémonie, ponctue notre repas de tirages au sort, les heureux gagnants se voient offrir une bouteille de vin, laquelle sera assurément consommée durant la même soirée.

Comme dans tous les bons moments, le temps passe vite, et nous commençons à peine notre dessert que Monsieur Jean Poirier nous expose son discours. Il récapitule brièvement l’historique du Collège d’Alfred, la volonté farouche de la communauté de voir naître un établissement d’enseignement agricole francophone en Ontario, et ce depuis 1910. L’aboutissement enfin de cet objectif en 1981. Il termine en mettant l’accent sur l’ouverture du Collège d’Alfred vers l’extérieur, «l’avenir est à l’International», «en 1981 on a ouvert le Collège d’Alfred, en 2001 c’est un portail socio-économique tourné vers l’avenir». Et, comme si toutes ces affirmations ne suffisaient pas à démontrer l’ouverture et la pérennité du Collège d’Alfred, Jean Poirier nous prête la devise bien gauloise de l’ACFO: «Nous sommes, nous serons !». Quelques instants plus tard, une plaque commémorative des vingt dernières années est dévoilée par toutes les personnalités présentes, pour tous les acteurs du Collège d’Alfred (instigateurs, directeurs, gestionnaires, professeurs, étudiants, etc.), symbole de vingt années de volonté et de travail, le Collège d’Alfred entend bien s’inscrire dans la durée.

Jean Lapointe en pleine forme
C’est donc dans une ambiance surchauffée par les discours et les félicitations que Jean Lapointe fait son entrée en scène. Bucolique, à l’aise, manifestement satisfait du déroulement de la soirée, Jean Lapointe, intègre à sa manière le public à son spectacle. Connu par l’ensemble de l’assemblé, il sait en tirer partie, et le public se prend à jouer aussi. Les éclats de rires sont fréquents, il harangue, se moque de nous et surtout de lui-même, il mime, danse et chante pour le plus grand plaisir de nous tous. Le temps de son spectacle, Il nous fait vivre à tous la plus belle des communions qui existe: celle qui uni les hommes par l’humour et le rire, celle qui engendre la fraternité. Il termine en nous faisant part de son admiration. Admiration pour la communauté qui était présente, pour sa force versus sa taille, pour son dynamisme et sa volonté qui sont, nous n’en doutons pas, la clef de toutes les réussites.

La soirée se termine déjà, le public ovationne encore une fois Jean Lapointe qui l’a bien mérité, et celui-ci se met à notre disposition pour des autographes ou autres discussions.
C’est déjà fini ? Non, car ce n’est là que le début d’une année d’activités commémoratives. La remise des diplômes pour les gradué(e)s du Collège d’Alfred au mois de mai prochain promet de donner lieu à une bien belle cérémonie?
 

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