Volume 30 Numéro 18 Le 24 mai 2013

Gel : dégâts limités dans les cultures


Photo archives

Par Isabelle Lessard
Journaliste
redaction@journalagricom.ca


Les agriculteurs ont eu chaud pendant que la température se refroidissait et descendait sous le point de congélation dans la nuit du 14 et du 15 mai. Plusieurs cultures comme le maïs, les fraises, les asperges et les pommes ont subi quelques dommages, mais aucune perte majeure n’a été rapportée.

Dans le maïs, des dommages mineurs causés par le gel ont été observés dans les champs, sans toutefois menacer la saison de croissance. Au début du mois de mai, de nombreux agriculteurs de l’est et du sud-ouest de la province avaient profité des plusieurs belles journées pour semer leurs cultures plus tôt, exposant les nouveaux semis au gel tardif.

Mais heureusement, la majorité des nouvelles pousses n’avait pas encore atteint un stade de croissance trop avancé. Pour la plupart des plants de maïs, les plantules étaient rendues à un stade V2-V3, c’est-à-dire que seules deux à trois feuilles étaient exposées aux froides températures. Au moment du gel, le point de croissance se trouvait donc encore sous la surface du sol, donnant ainsi aux plants de bonnes chances de rétablissement.

Du côté des producteurs de fruits, l’Ontario Berry Growers Association ne rapporte qu’un petit nombre de producteurs de fraises qui a subi des dommages en raison du gel. Les pertes sont estimées entre 5 et 10 %.

« La plupart d’entre eux sont en bonne condition, alors que d’autres, plus prématurés, n’ont pas eu la protection requise, résultant des dommages mineurs », a affirmé le porte-parole de l’organisme, Kevin Schooley.

Même son de cloche chez les pomiculteurs pour qui la gelée a créé quelques mots de tête, mais « il est trop tôt pour estimer les dommages », a confié à Agricom Brian Gilroy, président du Ontario Apple Growers. Il explique que la floraison de cette année est tellement abondante qu’il ne craint pas pour la récolte. « Nous nous attendons à une récolte complète de pommes, malgré les pertes », a-t-il mentionné.

Par contre, les producteurs d’asperges estiment avoir eu quelques pertes alors que la récolte bat son plein. Le directeur général du Asparagus Farmers of Ontario, Bernt Solymar a toutefois affirmé que c’était plutôt « inégal » chez les producteurs et n’a pas osé estimer les pertes.

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