Le 3 mars 2005

Gérald Poupart reçoit le mérite agricole: un homme de c’ur aux valeurs durables!

Par Chantal Quirion


C’est avec un plaisir non dissimulé que le vice-président de l’Association pour l’amélioration des sols et récoltes du comté de Russell, Réjean Pommainville, a annoncé la nomination de Gérald Poupart comme récipiendaire du mérite agricole de l’Association pour l’année 2005.

C’est donc le 19 mars prochain lors du banquet qui clôturera la foire agricole que seront soulignées quinze années d’implication active au sein de l’Association mais aussi quinze années de joies partagées, la nature franche et souriante de Gérald Poupart étant appréciée d’emblée.

Gérald Poupart a un rapport on ne peut plus humble avec la terre qu’il vénère et qu’il respecte. « Regardez comment tout contribue à l’équilibre dans la nature », dit-il. Devant la complexité et la perfection du mécanisme qui règle l’ensemble du système planétaire, Gérald Poupard s’émerveille et affirme: « Nous ne sommes pas propriétaires de la terre, dit-il. Nous ne sommes que de passage et même si nous en jouissons nous devons léguer ce patrimoine en bon état. »

Cet amour de la terre, il l’a développé sur la ferme familiale où il a grandi à Rockland au sein d’une famille de dix enfants dont il est le septième. Son père possède alors une vingtaine de sujets Holstein pur-sang dont il vend les sujets de remplacement à l’étranger. À 21 ans, il prend la décision de se consacrer à la production laitière et les circonstances feront en sorte qu’à peine quelques années plus tard, il se retrouve propriétaire de l’entreprise familiale.

Tout comme feu son père, il communiquera à une jeune fille de la ville cet amour des grands espaces et la fierté de son métier. En épousant Donna, il trouve une compagne qui partage son engouement et qui voit en ce mode de vie une opportunité de vivre intensément, une grande chance, estime-t-elle.

Dans les années 90, il devra se résoudre à vendre son troupeau pour des raisons de santé. Une décision difficile à prendre mais que les maux de dos et les hospitalisations répétées imposeront. « Mon troupeau m’a manqué énormément », raconte-il. Il continue tout de même à cultiver 250 acres de terrain, à élever quelques bovins de boucherie et débute une nouvelle carrière comme ajusteur pour l’assurance-récolte, ce qu’il fait toujours d’ailleurs.

Si ses nouvelles occupations lui laissent un peu plus de disponibilité, il n’hésite pas à réinvestir ce temps au profit des organisations agricoles. « J’ai alors réalisé que je voulais aider l’industrie agricole. Je voulais pouvoir redonner à la société.» Dès lors, on le retrouve au sein du comité de la Fédération d’agriculture de l’Ontario dont il fut président de 1992 à 1994 pour le comté de Russell. Directeur dans Clarence depuis 1989 pour l’Association pour l’amélioration des sols et récoltes, il en fut également président de 1994 à 1995. « Cela m’a amené à travailler en collaboration avec d’autres organismes comme la Conservation de la Nation Sud, ce que j’ai beaucoup apprécié. Les projets qui visent l’amélioration de la qualité de l’eau me touchent beaucoup. »

De tout temps il a pris plaisir à partager son « bonheur agricole », invitant des groupes d’étudiants et de scouts soit à l’étable ou à la cabane à sucre. Malgré un emploi du temps chargé, ses trois fils n’ont pas oublié que leur père fut de toutes les pratiques de hockey et qu’il devint même entraîneur.

S’il se sent honoré, Gérald Poupart avoue qu’il se sent aussi un peu gêné: « C’est un prix très prestigieux, avoue-t-il. Tous ceux qui l’ont reçu avant moi sont des gens que je respecte infiniment. Ce sont des personnes qui ont fait une différence pour l’agriculture et qui ont laissé une marque positive. »

C’est pourquoi vous le recevez M. Poupart? Félicitations de toute la communauté agricole!

N.B. Le banquet du Mérite agricole se tiendra au Club de golf Outaouais à Rockland le 19 mars à compter de 19h00.

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