Volume 32 Numéro 03 Le 26 septembre 2014

Ginseng : 423 000 $ pour aider l’industrie à trouver le problème


Josianne Haspeck

Par Josianne Haspeck
Collaboratrice
info@journalagricom.ca


Le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO), Jeff Leal, investit 423 000 $ pour aider l’industrie du ginseng à accroître sa productivité et sa rentabilité. L’Ontario Ginseng Growers Association (OGGA) pourra ainsi lutter contre la maladie de la replantation de cette plante dont la racine possède des qualités toniques.

L’industrie du ginseng est sur la corde raide ces dernières années en raison d’une maladie qui empêche les producteurs de semer une deuxième fois cette culture dans un même champ. Dans l’ouest de la province, là où la culture est la plus intensive, les agriculteurs se grattent la tête pour trouver des terres qui n’auraient pas accueilli de ginseng.

Cette subvention du gouvernement provincial permettra donc à l’OGGA d’examiner les facteurs et les solutions possibles pour lutter contre la maladie de la replantation du ginseng et en atténuer les effets. L’association mettra l’accent sur l’évaluation des fongicides, l’introduction d’organismes bénéfiques et la comparaison des sites où une replantation a eu lieu ou non.

Ce projet viendra parachever les travaux qui sont déjà réalisés grâce à un financement dans le cadre du Programme de réduction des risques liés aux pesticides d’Agriculture Canada. Ces travaux, qui sont menés au sein du ministère, portent principalement sur la compréhension des facteurs qui contribuent à la maladie et sur les pratiques de gestion des cultures.

D’autres recherches
Directeur scientifique à l’Ontario Ginseng Innovation & Research Consortium de l’University of Western Ontario, Ed Lui étudie entre autres le profil du sol pour la filière du ginseng, soit les facteurs communautaires microbiens et nutritionnels et autres déterminants toxicologiques potentiels. Ce sont des recherches qui sont reliées à l’enjeu des maladies de replantation.

« Il faudrait trouver de nouvelles solutions comme considérer la culture en zone montagneuse ou hydroponique », estime-t-il.

« Nous cherchons d’autres stratégies de gestion et techniques de surveillance pour déterminer les endroits où il serait possible de replanter du ginseng, confirme Sean Westerveld, spécialiste du ginseng et des herbes médicinales au MAAARO. Nous n’envisageons pas de déterminer d’autres méthodes de culture pour le ginseng. Il est illégal de cultiver du ginseng dans les forêts de l’Ontario, en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition. Dans le passé, on a essayé la culture hydroponique de ginseng sans succès. »

Il explique cet échec par la difficile lutte contre les organismes nuisibles puisqu’il n’existe aucun produit homologué pour le contrôle des insectes ou des maladies du ginseng dans une serre. Les cultivateurs pourraient être aux prises avec des problèmes de maladies racinaires et d’insectes.

Il y a environ 120 producteurs de ginseng en Ontario alors qu’il y en avait une centaine de plus il y a cinq ans. La valeur annuelle à la ferme de l’industrie du ginseng est de plus de 200 000 000 $.­

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *