Volume 27 Numéro 08 Le 2 décembre 2009

Grande ouverture à la Ferme Racine de Casselman, Ont.

Par Journal Agricom


C’était la grande ouverture du nouveau complexe laitier de la Ferme ancestrale Racine, où rien n’a été négligé pour le confort des vaches et de celui des travailleurs.

Beaucoup, beaucoup de monde se sont déplacés, samedi dernier le 28 novembre, pour venir voir à quoi ressemble cette fameuse étable de toute beauté ultramoderne qu’ont érigé les Racine sur les cendres de l’ancienne étable qui a brûlé, il y a plus d’un an.

Il y avait tellement de véhicules qui se stationnaient des deux côtés du chemin de campagne St-Isidore qui passe devant la ferme, un peu à l’est de Casselman, que la circulation y passait au ralenti. L’envers de la médaille: les visiteurs avaient parfois à marcher un bout de temps par un vent glacial de fin de novembre, pour se rendre jusqu’à l’étable.

Francine Cayouette-Racine a confié à Agricom, qu’elle attendait un millier de visiteur pour cette seule journée portes ouverts. Elle avait prévu 1200 hotdogs, 500 tasses de café, 18 grands plateaux de gâteaux, etc’ sans compter les 16 kg de curds fraîches ? don de la Fromagerie St-Albert ? dont il n’est pas resté grand chose.

C’est ce qui fait qu’on estime le nombre de visiteurs à environ 1200, ce qui n’est pas négligeable du tout pour une inauguration d’étable. Il y en a même qui se sont présentés le lendemain dimanche venant d’aussi loin que de Valleyfield au Québec, croyant que la porte ouverte s’étirait sur deux jours.

On leur a donné quand même gentiment offert un tour guidé personnalisé, dit Francine, qui sait qu’il y aura bien d’autres visiteurs durant les prochains mois.

L’étable est bien équipée pour cette fin, ayant un petit balcon en mezzanine au-dessus de la salle de traite où on peut discrètement assister à la traite sans nuire ni aux vaches ni au personnel’ avec une bonne vue sur l’aire d’attente juste à côté.

Une étable musicale
Pour cette première présentation publique, Louis Racine, le chanteur-folkloriste et conteur bien connu de la région, tenait absolument à faire résonner les chansons et la musique traditionnelle dans son nouveau complexe.

C’est ainsi que son groupe La Ligue du bonheur, ainsi que sa fille Mélissa accompagnée son guitariste Tommy, ont joué durant une bonne partie de l’après-midi. Même un voisin violoneux est venu spontanément égayer les visiteurs qui se pressaient à visiter les nouvelles installations.

La question était sur de nombreuses lèvres, quel peut être le coût d’une telle installation qui a su intégrer autant de machineries et d’automatisation, de confort des animaux et des travailleurs, bref rendre le travail aussi agréable que possible? pour tous ?

Certains on même laissé entendre qu’une telle installation pourrait aller chercher dans les 3 millions de dollars, mais les Racine disent avoir réussi à respecter d’assez près leur budget de reconstruction qui s’élevait à quelque 2,2 millions. Ils ne pouvaient pas se permettre d’aller bien au-delà de ce que les institutions financières et l’assureur pouvaient leur consentir.

Ce qui est un exploit en soi, compte tenu du défi technologique que représente la mise à jour d’une étable de cette ampleur. Ils ont toutefois pu « recycler » plusieurs appareils qui n’avaient pas été trop endommagés lors de l’incendie de la vieille étable, tels que les racloirs de planchers, la pompe à vide de la laiterie, des bols à eau, etc.

Les vaches s’en viennent
On a bien hâte de revoir les vaches, les taures et les veaux. Et surtout de reprendre un rythme plus normal de vie laitière, avec les traites régulières et d’entendre les bruits familiers des animaux plutôt que celui des marteaux et des scies, confiait Francine.

Les veaux et les taures devraient rentrer bientôt parce que leurs espaces de vie sont presque achevés. Les vaches du troupeau principal, qui a été acheté à Calgary en Alberta par l’entremise de London Dairy Farm, attendra un peu plus longtemps, les systèmes d’alimentation automatisés n’étant pas encore tout à fait opérationnels.

Les quelque 110 vaches seront déjà équipées de leur podomètre-transpondeur ce qui facilitera leur intégration au système électronique de gestion du troupeau dès leur arrivée. Les 18 veaux qui ont échappé miraculeusement à l’incendie ont grandi et viendront contribuer un vestige de la génétique de l’ancien troupeau Racine.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *