Volume 27 Numéro 02 Le 2 septembre 2009

Grande ouverture du poulailler Bourgon et frères à St-Isidore

Par Agricom


Les poussins de quelques jours se sont vite adaptés à leur nouvel environnement: ils se sont mis tout naturellement à picorer dès leur arrivée. Photo Agricom.

La famille Bourgon de St-Isidore dans l’Est ontarien, a inauguré fièrement leur nouveau poulailler par une porte-ouverte, le samedi 22 août dernier.

Un lunch était offert à l’intérieur du vaste bâtiment tout neuf, les oiseaux n’étant attendu que plus tard dans la semaine suivante. Le grand bâtiment ultramoderne à un seul étage de 12 800 pieds carrés pourra accueillir environ 12 000 poussins en vue de la production de poulets de chair (poulet « grill »).

Selon Patrick Hutchinson, spécialiste avicole avec New Life Mills, les oisillons prennent maintenant en moyenne 40 jours pour atteindre la taille commerciale d’abattage de 2,4 kg.

Les jeunes oisillons s’habituent vite à leur environnement. Quand ils arrivent, ils ont immédiatement accès à de la moulée placée pour l’occasion sur des grands plateaux en carton au sol. Ils se mettent naturellement à picorer. Pour ce qui est de l’eau, la ferme a installé des abreuvoirs « à tétines », où une gouttelette d’eau perle juste à hauteur des yeux, et les oisillons semblent ne pas avoir de problèmes à apprendre à boire.

Il y a six cycles d’élevage par année, qui durent une soixantaine de jours chacun. À la fin d’un cycle, une fois les oiseaux expédiés vers l’abattoir, le bâtiment est scrupuleusement nettoyé et désinfecté.
Puis, après une période d’attente, un nouveau lot de poussins est accueilli. Cela fait en sorte qu’il n’y a pas de parasite ou de maladie qui puisse se transmettre d’un élevage au suivant.

Le bâtiment des Bourgon est très pratique à cet effet, pour deux raisons, explique le spécialiste avicole. D’abord, il est constitué d’un seul étage, ce qui facilite l’opération primaire de grattage du fumier. D’ailleurs un petit skid-steer peut y entrer par de grandes portes de garage. De plus, les murs de la zone d’élevage sont recouverts d’un fini vinyle lisse, ce qui facilite d’autant plus l’opération de nettoyage et désinfection qui suit.

M. Hutchinson confiait à Agricom que la construction de poulailler (autant pour le poulet de chair que les pondeuses) était toujours aussi populaire dans l’Est ontarien, avec plusieurs projets par mois. Plusieurs producteurs laitiers se convertissent à cette production, moins accaparante et hautement automatisée.

Selon M. Hutchinson, l’élevage avicole ne requiert pas autant d’efforts physiques qu’exige la production laitière, et cela attire certains producteurs trop jeunes encore pour la retraite, mais qui sans relève, préfère le rythme de travail moins exigeant que cela leur permet.

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