Volume 30 Numéro 16 Le 26 avril 2013

Hausse de 12 % de la valeur des terres agricoles



Le prix des terres agricoles en Ontario a grimpé de 11,9 % au cours du deuxième semestre de 2012. Le dernier rapport Valeur des terres agricoles de Financement agricole Canada (FAC) révèle que l’ensemble des terres à l’échelle nationale a pris de la valeur entre les mois de juillet et décembre derniers.

Pour la province de l’Ontario, il s’agit d’une hausse quelque peu inférieure à l’augmentation record de 16,3 % enregistrée au semestre précédent, mais tout de même supérieure à la tendance nationale.

Par exemple, une terre dont la valeur marchande était estimée à 100 000 $ en juin 2011 en valait donc près de 40 000 $ plus cher 18 mois plus tard.

Le prix des terres ontariennes ne cesse d’augmenter depuis les vingt dernières années.

Le Québec a enregistré la plus forte hausse au pays au dernier semestre, soit 19,4 %, alors qu’à l’échelle canadienne, la moyenne se situe à 10 %, la plus importante augmentation observée depuis 1985.

Selon Michael Hoffort, vice-président principal Portefeuille et risque de crédit chez FAC, la rareté des terres à proximité des exploitations existantes pousserait les agriculteurs à payer plus cher qu’avant pour une parcelle. « Le marché est dominé par des producteurs qui cherchent à accroître leurs fonds de terre, affirme-t-il. Comme la plupart des transactions ont pour objet l’agrandissement d’exploitations agricoles établies, il n’est pas rare que la mise en vente de terres agricoles suscite une surenchère. »

Dangereuse hausse des revenus

L’économiste agricole en chef chez FAC a remarqué que la tendance à la hausse de la valeur des terres suit celle des recettes des cultures. Autrement dit, il y voit une corrélation avec les prix élevés des grains. « Les recettes élevées des cultures créent un environnement favorable à la hausse de la valeur des terres agricoles », souligne Jean-Philippe Gervais.

Ce dernier s’inquiète cependant de voir des agriculteurs miser sur les prix favorables actuellement en vigueur pour planifier des projets trop ambitieux, sans tenir compte de la fluctuation des marchés.

Il conseille aux agriculteurs de se laisser une marge de manœuvre pour être en mesure de supporter un repli des prix des produits agricoles de base ou des taux d’intérêt.

Des rapports sur les perspectives agricoles canadiennes et américaines laissent penser que les prix élevés des cultures pourraient fléchir dans les dix prochaines années, bien qu’ils risquent de demeurer plus élevés que les moyennes historiques.

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