Volume 32 Numéro 16 Le 17 avril 2015

Hausse modérée de la valeur des terres agricoles en Ontario


L’Ontario a enregistré une hausse moyenne de 12,4 % en 2014. comparativement à 15,9 % en 2013. Photo ILessard

Par Agricom


La valeur moyenne des terres agricoles en Ontario a continué de grimper en 2014, mais cette hausse n’a pas été aussi marquée que l’an dernier, d’après le plus récent rapport Valeur des terres agricoles de Financement agricole Canada (FAC).

 

L’Ontario figure parmi les cinq provinces affichant une hausse de moindre importance par rapport à l’an passé, soit 12,4 % en 2014 comparativement à 15,9 % en 2013.

 

La valeur moyenne des terres agricoles au pays a connu une hausse de 14,3 % en 2014, comparativement à une hausse de 22,1 % en 2013. Le taux d’augmentation a également ralenti dans de nombreuses régions agricoles importantes, notamment en Alberta, au Manitoba, en Ontario, au Québec et en Saskatchewan.

 

« Bien que les augmentations demeurent considérables dans de nombreuses régions du pays, elles suggèrent tout de même que nous nous dirigeons vers des hausses de la valeur des terres plus modérées, affirme Corinna Mitchell-Beaudin, vice-présidente exécutive et principale dirigeante du risque à FAC. C’est une bonne nouvelle pour les producteurs puisqu’un changement graduel de la valeur de cet actif clé est toujours préférable pour ceux et celles qui font leurs débuts dans l’industrie ou qui la quittent. »

 

D’autres provinces, notamment, la Colombie-Britannique, l’Île-du-Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse ont continué d’enregistrer des hausses à un chiffre, alors que la valeur des terres agricoles à Terre-Neuve-et-Labrador est demeurée inchangée par rapport à 2013.

 

Jean-Philippe Gervais, économiste agricole en chef à FAC, prévoit un « atterrissage en douceur » en ce qui a trait à la valeur des terres agricoles, puisque les prix des cultures ont commencé à se rapprocher de la moyenne à long terme après avoir été anormalement élevés en raison de la sécheresse qui a sévi aux États-Unis en 2012.

 

Même s’il est tentant d’acheter une terre en raison des taux d’intérêt plus bas, M. Gervais insiste sur le fait que les producteurs doivent faire preuve de prudence. « Les taux d’intérêt vont augmenter tôt ou tard, même si ce n’est pas prévu en 2015, explique-t-il. L’accroissement des stocks mondiaux de céréales et d’oléagineux pourrait faire baisser les prix davantage et ainsi entraîner une diminution des marges. » Le resserrement des marges de profit pourrait aussi avoir une incidence sur le marché de location des terres. Les taux de location prennent habituellement un peu de temps avant de baisser après une diminution des prix des céréales et des oléagineux. Les baux échelonnés sur plusieurs années sont également de plus en plus populaires.

 

« Les producteurs devraient être heureux que la faiblesse du dollar canadien, l’expansion des accords commerciaux et la demande croissante d’aliments à l’échelle mondiale contribuent à accroître la demande du marché pour les produits de base canadiens et à établir une perspective à long terme positive pour l’agriculture », ajoute M. Gervais.

 

« La terre est un bien précieux, et il n’y a vraiment pas de formule unique pour déterminer quand acheter ou vendre, déclare Mme Mitchell-Beaudin. Les producteurs doivent réellement examiner la situation financière de leur exploitation et s’assurer qu’ils peuvent faire face à divers scénarios sur le plan des revenus et des dépenses. »

 

Pour consulter le rapport Valeur des terres agricoles de FAC, des données antérieures et visionner la vidéo, visitez www.fac.ca/TerresAgricoles. Participez au webinaire gratuit de FAC sur les données du nouveau rapport qui se tiendra le 20 avril, à la section Agrowebinaire du site Gestion agricole du Canada.

 

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