Volume 32 Numéro 10 Le 23 janvier 2015

Hommage à un agriculteur homme politique de Casselman


Louis-Ernest Brisson reçoit le Mérite agricole franco-ontarien à titre posthume. -Photo courtoisie

Marc-André Tessier

Par Marc-André Tessier
Collaborateur
info@journalagricom.ca


Un agriculteur, également entrepreneur et impliqué en politique, recevra un honneur posthume le 19 février à Alfred. Le Mérite agricole franco-ontarien, lors de sa cérémonie annuelle, a choisi d’honorer monsieur Louis-Ernest Brisson pour sa grande implication dans la communauté rurale de l’Est ontarien.

Remis à titre posthume, le Mérite agricole franco-ontarien reconnaît annuellement des femmes et des hommes qui, au cours de leur vie, ont contribué de façon marquante au développement, au bien-être et à l’épanouissement de la population rurale franco-ontarienne.

Né en 1915, Louis-Ernest Brisson prend du galon en travaillant dans la fromagerie de son père, Maxime. Lorsque ce dernier, en 1938, décida d’aller vivre l’aventure de la colonisation du nord de l’Ontario, la fibre entrepreneuriale se manifeste chez Louis-Ernest à l’achat de la fromagerie familiale.

Toutefois, monsieur Brisson ne veut pas en rester là avec l’entreprise et il a des visées d’expansion.  Successivement, il obtient une franchise pour vendre des tracteurs Case et ajoute, au fil des ans, la vente d’outils divers et de motoneiges.

En 1970, le sort s’abat sur lui lorsqu’un incendie ravage les entreprises et la demeure familiale. Cependant, M. Brisson était un homme qui n’abandonnait pas facilement. Après avoir reconstruit son garage à neuf, il opère une entreprise de transport laitier.

L’homme d’affaires a aussi l’agriculture dans le sang. En 1959, il achète une plus grande parcelle de terre près de la ferme paternelle et devient par la suite propriétaire de plus de 500 acres et d’un troupeau d’au-delà de 200 bêtes.

Au service de sa communauté
Les succès en affaire et en agriculture de Louis-Ernest Brisson n’ont d’égal que sa passion pour la politique. Il a exercé plusieurs fonctions clés qui ont contribué profondément au bien-être de la société rurale de son temps et qui ont encore des échos aujourd’hui.

Dans le monde scolaire, il est élu commissaire d’école et il est l’un des responsables de la construction de l’école de concession no 20 du Canton de Cambridge. Il est aussi impliqué dans le projet de création d’une école secondaire à Casselman, qui ouvre les portes au début des années 1950. Au niveau municipal, il est élu maire de Cambridge en 1954, où il restera en poste pendant 28 ans. Il est d’ailleurs nommé préfet des Comtés unis de Prescott-Russell à deux reprises.

À son décès, en décembre 1983, le premier ministre de l’Ontario de l’époque, William Davis, a déclaré que « La région de l’est de l’Ontario a perdu un de ses citoyens les plus précieux ». Il est demeuré un modèle d’homme d’affaires accompli, mais qui a su conserver par-dessus tout un sens profond des responsabilités sociales. Son héritage se concrétise toujours aujourd’hui par le biais des membres de sa famille qui œuvrent au sein de 35 entreprises régionales en respectant les valeurs qu’il leur a inculquées.

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