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Journal Agricom
Le 9 septembre 2011 Volume 29 Numéro 2
Réchauffement climatique
Les insectes seront-ils plus menaçants ?
Par Annabelle Firlej
On ne saisit peut-être pas suffisamment l’importance et l’étendue de la problématique des changements climatiques. En agriculture, outre les variations de température importantes, ses effets sont beaucoup plus préoccupants qu’on ne le croit, si bien que plusieurs chercheurs se penchent sur l’aspect entomologique du problème. Le réchauffement de la planète a un effet sur les populations d’insectes qui attaquent nos cultures et nous en avons déjà la preuve.
En Angleterre, par exemple, des scientifiques de la station de recherche de Rothamsted ont installé des trappes aspirantes pour suivre les vols de pucerons. Depuis 1964, tous les jours d’avril à novembre, 12 trappes réparties dans tout le pays aspirent des pucerons en plein vol afin de les identifier. Les décomptes des captures permettent de prédire la pression parasitaire que vont subir les cultures au cours de la prochaine saison.
Cet outillage ingénieux permet de faire des prédictions d’une précision impressionnante! En effet, cette étude a permis de constater que pour chaque hausse de température d’un degré en moyenne au cours des mois de janvier et février, le puceron vert du pêcher arrive deux semaines plus tôt dans les cultures.
Ainsi, en 40 ans, on a observé que les premiers vols de pucerons vers les cultures étaient plus hâtifs de quelques semaines et ceci en raison des hivers plus doux. L’arrivée plus hâtive des pucerons dans des cultures devient problématique étant donné que les semis se font à la même époque. L’attaque des plants devient donc plus risquée puisqu’elle implique de jeunes plants plus vulnérables envers ces insectes et les virus qu’ils transmettent.
Développement des insectes
Les hausses de température influencent aussi malheureusement le développement des insectes de façon positive. Pour des insectes qui réalisent de nombreux cycles de vie comme les pucerons, cela signifie une augmentation des populations dans les cultures durant la saison.
Certains insectes réaliseront leur cycle de vie plus rapidement et d’autres étendront leur air de dispersion plus au nord, ravageant ainsi des ressources qui leur étaient jusqu’alors inaccessibles. C’est ce qui s’observe déjà en France avec la chenille processionnaire du pin qui gagne du terrain. Cet insecte forestier qui attaque les pins et les cèdres devrait atteindre la région de Paris en 2025 comptes tenus du réchauffement climatique.
Ainsi, le contrôle de ces ravageurs tôt en saison deviendra crucial pour éviter des pertes de rendement. Également, des épisodes de chaleurs excessives durant l’été associés à une pression de ravageurs importante peut affaiblir grandement les cultures en stress hydrique.
Tous les espoirs sont permis
Il faut voir le processus de réchauffement de la planète dans sa globalité, car la température n’est pas le seul facteur en ligne de compte. Le dioxyde de carbone atmosphérique (CO2) augmente à cause de la pollution et on prévoit que sa concentration doublera d’ici la fin du siècle.
Le CO2 a un effet fertilisant sur les plantes. Il augmente leur productivité de sorte qu’elles fleurissent et fructifient plus rapidement. Or, ce même CO2 a des effets négatifs sur certains insectes. Il retarde le développement des chenilles, car elles ne trouvent pas suffisamment de carbone dans les feuilles qu’elles dévorent pour compléter leur développement. Ainsi, les augmentations de température et de CO2 pourraient avoir des effets opposés sur les insectes et s’annuler au final.
Puis, Il ne faut pas oublier que les insectes ravageurs ont des ennemis naturels, des insectes prédateurs ou parasites qui peuvent réprimer naturellement leurs populations. Ces ennemis naturels n’ont pas forcément les mêmes « zones de confort » de température que les ravageurs qu’ils attaquent et une certaine désynchronisation entre les partenaires est à prévoir. Il est fort à prévoir qu’ils s’adapteront aux nouvelles conditions et aux cycles de vie leurs ravageurs.
N’oublions pas, le réchauffement climatique ne se fait pas en un clin d’œil, les insectes auront eux aussi plusieurs années pour s’adapter…
Annabelle Firlej est chercheure post-doctorale à l’Université de Montréal et étudie l’influence des changements climatiques sur les interactions plantes-ravageurs-ennemis naturels.
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Un vieux pommier s'éteint
Alors que la célèbre pomme McIntosh célèbre son 200e anniversaire cette année, le dernier pommier de la première génération d'arbres greffés à partir de l'arbre original a rendu l'âme.
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Ça chauffe du côté des granules de bois
La production et la vente de granules de bois représentent bel et bien un potentiel économique pour les propriétaires de boisé de l'Est ontarien.
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LCBO vs SAQ: L'art de vendre du vin
Les Québécois boivent en moyenne environ 5 litres de vin de plus par année qu'un Canadien d'une autre province. La consommation de vin au Canada n'est satisfaite qu'à 14 % par la production nationale en volume. Au Québec, ce ratio est pire.
Toutefois, il est difficile de blâmer le consommateur québécois. Il achète ce qu'on lui offre. Pour toutes sortes de raisons, les vignerons québécois peinent à vendre leurs produits par le biais de la Société des Alcools du Québec (SAQ) qui jouit d'un pouvoir monopolistique important. De plus, la stratégie promotionnelle des vins québécois par la SAQ n'est pas très reluisante non plus.
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Caricature
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Ferme Riverdale
Deux ans après avoir reçu le CIL
La Ferme Riverdale d'Earlton, propriété de la famille Rivard, a eu l'honneur d'être l'hôte du Concours international de labour (CIL) de 2009. À cette occasion, François Rivard avait alloué pour la tenue de l'événement une aire de 400 acres de terre cultivable, soit approximativement trois quarts de la superficie totale que possédait la ferme.
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Jean-Robert Brisson s'éteint
La communauté franco-ontarienne a perdu un allié de taille en la personne de Jean-Robert Brisson. Dimanche le 21 août dernier, à son domicile, M. Brisson âgé de 63 ans a rendu l'âme à la suite d'une rare maladie qu'il combattait depuis un certain temps.
Jean-Robert ou «JR» comme le surnommait ses proches aura marqué à sa façon la région de l'Est ontarien. Celui qui était président de J.R. Brisson Équipement à Vars aura non seulement, servit les agriculteurs de la région durant de nombreuses années, mais aussi plusieurs causes et intérêts communautaires.
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Le nématode de la pomme de terre découvert dans une ferme d'Ottawa
L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a confirmé la présence du nématode de la pourriture des racines (aussi appelé nématode de la pomme de terre) (Ditylenchus destructor) dans des bulbes d'ail cultivés sur une terre d'une superficie de deux acres de la région d'Ottawa, en Ontario.
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Les prix des grains élevés, là pour rester?!
Les progressions importantes qu'ont connues les prix des grains depuis leur creux de l'été 2010 sont pour le moins exceptionnelles. Au bas mot, le prix du maïs a plus que doublé, celui du soya a bondi de 55 % et celui du blé a progressé de près de 75 %.
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Soya et maïs : baisse prévue de la récolte
En Ontario et au Québec, le temps chaud et sec ponctué de précipitations a suscité l'inquiétude des agriculteurs par rapport aux rendements du maïs-grain et du soya en 2011. Selon un sondage réalisé par Statistiques Canada, les cultivateurs de l'Ontario s'apprêtent à subir une diminution de la production.
Si la tendance se maintient, on s'attend à ce que le rendement de maïs-grain fléchisse de près de 15 %, soit une baisse de 25 boisseaux à l'acre par rapport au rendement produit en 2010. Quant à la superficie récoltée, elle devrait demeurer la même que l'année précédente et se fixer à 1,9 million d'acres.
La situation du soya n'est guère meilleure. On prévoit partout au pays une diminution de plus de 11 %, particulièrement en Ontario et au Québec où est produit 90 % de la production totale de soya canadien.
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Plus de 2000 producteurs de grains participent aux rencontres de la CCB
La Commission canadienne du blé (CCB) a tenu récemment une série de rencontres publiques pour les producteurs de grains de l'Ouest du pays pour débattre de son avenir. La Commission tenait aussi un plébiscite auprès de ses membres sur la question et ceux-ci avaient jusqu'au 24 août pour voter.
Environ 2200 agriculteurs ont assisté aux rencontres publiques organisées par la CCB au cours du dernier mois selon la directrice des relations avec les médias de la Commission, Maureen Fizthenry.
«300 producteurs de grains étaient présent à chaque rencontre publique. Ils sont très concernés par l'avenir de la Commission et sont venus pour obtenir des réponses », indique Mme Fitzhenry sans vouloir se prononcer à savoir de quel côté penchent les producteurs au sujet du démantèlement de la Commission proposée par le gouvernement fédéral. Celle-ci a toutefois spécifié que les producteurs ont revendiqué leur droit de se prononcer sur la question.
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L'achat local gagne du terrain
Selon le récent sondage « Mangez chez soi, pourquoi? » commandé par Équiterre, plus de trois Canadiens sur quatre priorisent l'achat local, et ce, par souci pour l'économie locale. Cette étude pancanadienne réalisée par Léger Marketing visait à identifier les motivations et obstacles à l'achat d'aliments locaux des ménages canadiens.
« Ce sondage nous permet de constater l'intérêt constant des Canadiens pour l'achat local, mais aussi de voir que leur motivation face à l'achat local est beaucoup plus d'ordre politique qu'environnemental », explique Geneviève Puskas, agente de recherche chez Équiterre.
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L'OPA fête ses 100 ans : L'histoire de notre terre
Le Concours international de labour et l'Expo rural de 2010 ont connu un très grand succès. De grandes foules, des compétitions de haut calibre, des expositions et des exposants de qualité, ainsi qu'une température des plus clémente étaient des conditions réunies qui ont assuré le succès de ce superbe événement.
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Labourer dans les traces de son père
Dans la majorité des familles, la passion pour le labour à cheval - et même celle à tracteur - se transmet de génération en génération. Dans le cas de Michel Ouimet, cette passion vient effectivement de son père, mais ce dernier n'a cependant pas eu la chance de lui transmettre ses techniques si précieuses.
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Vitrine sur l'agriculture de Prescott-Russell
Le Concours international de labour et Exposition rurale 2011, c'est en quelque sorte les olympiques du monde agricole au Canada: c'est 5 jours d'activités se déroulant sur 1 000 acres de terrain et c'est gros, très gros; c'est complexe à organiser et ça attire des foules pouvant facilement dépasser 80 000 visiteurs.
Pendant quelques jours, du 20 au 24 septembre 2011, c'est un véritable village qui s'installera sur les fermes Connors, Kirby et Lachaine à Chute-à- Blondeau pour y accueillir cette "méga" foire agricole et rurale.
Présenté chaque année, depuis 98 ans, par l'Ontario Plowmen's Association (OPA), dans différentes régions de l'Ontario, le Concours international de labour et Exposition rurale, est un vénérable événement qui s'enracine dans une longue et humble tradition: celle de labourer la terre pour y faire prospérer des grains et végétaux nécessaires à la vie.
Prescott -Russell est l'endroit rêvé pour ce genre d'événement en raison, entre autres, de son patrimoine agricole riche et prospère. Prescott -Russell c'est aussi une forte économie agricole et un réseau d'alimentation locale où foisonnent producteurs, foires rurales, marché des fermiers et entreprises agro-alimentaires. C'est pourquoi, pour Prescott -Russell, accueillir ce Concours constitue une opportunité inégalée qui donnera aux visiteurs une superbe vitrine, une qui fera connaître l'histoire de notre terre.
Son réseau d'agriculteurs francophones, représenté par l'Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO) y trouveront leur compte en bénéficiant entre autres de l'immense vitrine offerte durant le concours. Les amateurs de produits agro-alimentaires pourront déguster de nombreux et alléchants produits locaux. Simon Durand, directeur-général de lUCFO précise que « les visiteurs auront tout à leur avantage de repartir avec des aliments concoquetés par nos agriculteurs ».
La tenue d'un tel événement dans la région de l'Est ontarien laissera sans aucun doute sa trace sur l'économie locale. Selon Bruno Lecot, coordonnateur du CIL, le concours rapportera des retombées économiques de plus de 10 millions de dollars dans la région de l'Est ontarien. Déjà, à quelques semaines de l'événement, plusieurs hôtels et môtels affichaient complet pour la fin de semaine du 20 au 24 septembre.
La devise en latin des Comtés unis de Prescott-Russell s'intitule Sic dat diligenta terra, ce qui signifie Celui qui travaille fort, récoltera une bonne moisson. Voilà en un petit bout de phrase, l'essence de tous concours de labour: quiconque gagne sa vie grâce à la terre et à l'agriculture, peut le faire avec fierté et honneur.
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Bâtir un village
Printemps 2011 : rien ne laisse présager que dans les champs des fermes Kirby, Lachaîne et Connors, un grand événement se prépare, le plus gros de l'histoire de la région.
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Achalandage record au Festival de la Curd
Plus de 40 000 festivaliers se sont rendus à St-Albert, dans l'Est ontarien, afin de fêter l'un des fromages les plus populaires en province : la curd. Il s'agit d'un achalandage record, soit plus de 25 % d'augmentation, selon les organisateurs qui se réjouissent de voir que l'annulation à 24 heures d'avis du spectacle de Rachid Badouri n'a pas découragé la foule.
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Foire gourmande : de tout pour tous les goûts
De la saucisse de sanglier à la canneberge, en passant par le lapin mijoté à la tomate, l'assiette de bines, les bouchées de pesto au fêta et le chocolat au poivre rose, les participants à la 2e édition de la Foire gourmande Outaouais - Est ontarien sont repartis le ventre rond le 28 août dernier. Il y en avait pour tous les goûts et même plus encore, tant du côté de Lefaivre, en Ontario qu'à Montebello sur la rive québécoise à cet événement devenu un incontournable déjà.
Plus de 7 500 visiteurs, tout aussi locavores les uns que les autres, se sont déplacés contre vents et marées à cette grande fête de la dégustation d'aliments locaux concoctés par des producteurs de la région. Il s'agit d'une augmentation d'achalandage de 50 % par rapport à la première édition qui avait lieu en 2010. Les deux organismes à qui l'on doit l'organisation de cette journée, Réseau agroalimentaire de l'Est ontarien et la Table de concertation agroalimentaire de l'Outaouais, s'en ravissent et s'étonnent à la fois du succès retentissant de cet événement. Ils estiment cependant que les aléas de la nature - les relents de l'ouragan Irène - en ont forcé plusieurs visiteurs de la région métropolitaine et d'ailleurs à rester à la maison en raison des forts vents et de la pluie abondante, malgré que la région de l'Est ontarien y ait échappé.
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Taxes agricoles, qui paie pour le remboursement ?
En 1998, la province a délégué le remboursement du crédit de taxe agricole au palier municipal, mais plusieurs municipalités ontariennes se plaignent de n'avoir reçu aucune compensation à ce jour.
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Les foires gourmandes de plus en plus populaires
Les gens sont de plus en plus conscientisés à ce qui se retrouve dans leurs assiettes et les événements comme les foires gourmandes et dégustations à la ferme prennent de l'ampleur au pays et même à travers l'Amérique du Nord et dans le monde.
Agri-Tour, un événement qui en sera cette année à sa 16e édition dans la région de Prescott et Russell en Ontario est né à l'initiative d'un petit groupe de producteurs qui souhaitait faire connaître et vendre ses produits.
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Un retour à la communauté
Accepter de louer son terrain pour la tenue d'un événement qui attirera 100 000 festivaliers comme celui du Concours international de labour (CIL), ça demande une période de réflexion. Les trois fermes hôtes du concours de labour qui se déroulera du 20 au 24 septembre prochain, Connors, Kirby et Lachaine, ont consenti à ce que l'Association des laboureurs de l'Ontario tienne son événement annuel dans leurs champs.
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Réchauffement climatique
Les insectes seront-ils plus menaçants ?
Le réchauffement de la planète a un effet sur les populations d'insectes qui attaquent nos cultures et nous en avons déjà la preuve.
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