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Le 29 février 2012 Volume 29 Numéro 13
Le rapport recommande de revoir le partage des revenus des machines à sous présentes dans les 17 hippodromes de la province qui reçoivent annuellement 345 millions $.
Photo : Dreamstime
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Le rapport recommande de revoir le partage des revenus des machines à sous présentes dans les 17 hippodromes de la province qui reçoivent annuellement 345 millions $.

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Rapport Drummond : l'agriculture n'est pas épargnée

Par Simon Durand, directeur général UCFO
info@journalagricom.ca

Afin d’assainir les finances publiques et d’atteindre l’équilibre budgétaire, le gouvernement de l’Ontario avait mandaté l’ancien économiste en chef de la Banque TD, Don Drummond de mettre sur pied une Commission de réforme des services publics. Le rapport de la commission Drummond avec ses 362 recommandations a été rendu public le 15 février, non pas sans écorcher au passage l’industrie agricole qui pourrait perdre gros si les mesures sont mises en œuvre.

Le rapport recommande évidemment de freiner l’escalade des coûts des secteurs majeurs que sont la santé et l’éducation, mais aussi de réduire les budgets de tous les autres services gouvernementaux. Dans le milieu des affaires et de l’entrepreneuriat, Monsieur Drummond recommande d’éliminer immédiatement les subventions directes à l’entreprise et d’éliminer graduellement les programmes de crédits de taxes dont bénéficient certaines industries. L’an dernier, Queen’s Park a versé environ 1,3 milliard $ en aide directe et un autre 2,3 milliards $ en crédit de taxes.

Il est étonnant pour certains qu’un secteur d’activité aussi important et crucial pour les milieux ruraux tel que l’agriculture ne fasse l’objet que de deux recommandations sur 362.

Le rapport Drummond cible dans un premier temps le programme de gestion des risques. Ce programme d’assurance partagé a coûté environ 145 millions $ aux contribuables ontariens en 2010 dans le but de stabiliser les revenus des agriculteurs. Le rapport critique ce programme parce qu’il n’inciterait pas les agriculteurs à innover, améliorer leur efficacité ou a conquérir de nouveaux marchés.

Une remarque à laquelle le président de l’OFA, Mark Wales, réplique en disant que «Monsieur Drummond ne comprend pas la nature du programme puisque ce dernier fonctionne et aide à stimuler l’innovation. Si les agriculteurs on des prix stables, ils peuvent avoir confiance et mieux planifier, donc faire des investissements et innover. »  

Le programme de gestion des risques n’est pas un programme de support financier clame-t-il, mais bien un outil de planification et de gestion des risques visant à atténuer les effets de ce que les agriculteurs ne contrôlent pas, tel que la fluctuation des prix sur les marchés. 

Courses de chevaux
La deuxième recommandation du rapport Drummond qui affecte directement le secteur agricole vise l’industrie des courses de chevaux. La commission recommande de revoir le partage des revenus des  machines à sous.

Ce programme, créé en 1999, avait comme objectif de générer des revenus pour la province ainsi que pour l’industrie des courses de chevaux. Pour chaque dollar dépensé dans les machines à sous, le gouvernement en reçoit 75 %, et partage la part restante entre l’industrie équestre (10 %), les hippodromes (10 %) et les municipalités (5 %).

Sue Leslie, présidente de l’association ontarienne de l’industrie des courses de chevaux est confuse. Elle soutient que ce programme de partage des revenus a généré beaucoup de bénéfices depuis 13 ans, incluant de grosses sommes d’argent pour le gouvernement.

La communauté équestre et les hippodromes à eux seuls reçoivent 345 millions $ du partage des revenus de machines à sous annuellement.

L’Ontario ne compte pas moins de 17 hippodromes à travers la province et on estime à plus de 60 000 emplois directs et indirects rattachés à cette industrie lucrative.

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Poursuite de 17 milliards $ contre Ottawa
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New Liskeard carbure aux plantes tropicales
La production de bio combustible prend de plus en plus d'ampleur en Ontario. Si bien que de nombreux champs sont consacrés à des cultures moins conventionnelles. C'est le cas notamment à New Liskeard, dans un champ situé derrière le centre commercial où la station de recherche de l'Université de Guelph y a établi des parcelles d'essai dont les résultats s'annoncent prometteurs. La station, dirigée par le chercheur John Rowsell a pour mandat de développer de nouvelles cultures destinées à la production d'éthanol et de granules pour poêle à combustion lente. La station de recherche de New Liskeard étudie actuellement quatre variétés de plantes en vue de la production de granules ou d'éthanol : le panic érigé (switchgrass), une plante est indigène des Prairies, le barbon de Gérard (Big Bluestem), la spartine pectinée (Prairie Cordgrass) et le miscanthus, une plante tropicale. Les essais se sont révélés prometteurs pour l'une d'entre elles : la miscanthus. Cette plante annuelle fait l'objet d'études partout dans le monde. D'ailleurs, sa culture suscite beaucoup d'intérêt en Ontario puisque sa hauteur n'atteint pas les 6 pieds, mais sa densité est supérieure à ce qu'on a observé ailleurs. Pour tout savoir sur la miscanthus et ses propriétés, lisez l'Agricom du 2 mars 2012.
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Le Salon agricole de la vallée de l'Outaouais célèbrera son 85ième anniversaire en apportant d'importants changements à ce rendez-vous traditionnel du monde agricole.
Vie rurale
Hausse de 50 % des coûts d'immatriculations agricoles
Les conducteurs de véhicules agricoles devront débourser davantage pour immatriculer leurs tracteurs en Ontario. Le ministère des Transports de la province a annoncé le 13 mars une augmentation progressive des coûts des permis et des immatriculations, tant pour les voitures que pour d'autres types de moyens de transport. L'augmentation progressive d'un peu plus de 50 % des coûts d'immatriculation des 121 000 véhicules de ferme sera répartie sur deux années, à compter du 1er janvier 2013. Les prix sont calculés en fonction du poids du véhicule. Par exemple, un véhicule pesant entre 3 000 et 3 500 kg dont le prix actuel est de 81 $ passera à 93 $ en 2013, à 107 $ en 2014 et à 123 $ le 1er janvier 2015. Il s'agit du prix minimum. Le coût maximum (63 000 à 63 500 kg) passera quant à lui de 641 $ à 975 $ en 2015. « Même après cette augmentation, les tarifs de l'Ontario seront toujours au-deçà de ceux du Québec », avance l'attaché de presse du ministre des Transports, David Salter. Il s'agirait selon le ministère d'une première augmentation des tarifs pour les véhicules agricoles en 24 ans. Plus de détails à venir dans l'édition du 23 mars 2012.
Le commissaire à l'environnement s'inquiète pour l'agriculture
Le commissaire à l'environnement de l'Ontario, Gord Miller, s'inquiète des répercussions que pourraient avoir les changements climatiques sur l'environnement.
Lisa Thompson appuie la FAO
«La santé et le bien-être des Ontariens doit être la première priorité lorsqu'on met en oeuvre des projets d'énergie renouvelable », pense Lisa Thompson, députée d'Huron-Bruce. C'est pourquoi Mme Thompson ira de l'avant avec le dépôt d'une motion privée le 8 mars prochain pour demander l'imposition d'un moratoire sur l'énergie éolienne, en appui à la demande de la Fédération de l'agriculture de l'Ontario (FAO). «Les Libéraux de M McGuinty n'ont pas écouté l'Ontario rural; ils ont établi des éoliennes industrielles dans des communautés où elles n'étaient pas les bienvenues, sans tenir compte des implications sur la santé et l'environnement», déplore la députée. «Le Vérificateur général a frappé juste», poursuit Mme Thompson. «Ces fermes d'éoliennes industrielles ont été construites à la hâte sans planification adéquate et sans tenir compte de la science afférente. » Lisa Thompson avait déposé une motion le 8 janvier dernier pour que le gouvernement impose un moratoire sur tout nouveau projet d'énergie éolienne jusqu'à ce qu'une troisième étude indépendante soir réalisée. Elle soutient que les citoyens de sa circonscription ont des craintes au sujet des effets environnementaux, physiques, sociaux et économiques qu'ont les éoliennes dans leur communauté. C'est pourquoi elle voudrait qu'une firme indépendante se penche sur le dossier pour en étudier davantage les conséquences de l'établissement d'éoliennes dans les communautés rurales partout à travers la province.