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Le 2 mai 2012 Volume 29 Numéro 17
Photo : ILessard
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La tremblante du mouton secoue l'industrie ovine

Par Isabelle Lessard, journaliste
redaction@journalagricom.ca

Un cas de tremblante du mouton est en train de causer tout un branle-bas de combat dans l’Est ontarien. Alors que l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) vient de confirmer qu’un animal a été testé positif à la maladie, la police provinciale de l’Ontario est à la recherche de 31 autres moutons qui auraient été retirés illégalement de l’exploitation où se trouvait l’animal.

Les tests effectués sur une brebis gestante décédée le 20 avril sur la ferme de Montana Jones, dans le comté de Northumberland, ont révélé la présence de cette maladie dégénérative.

Le diagnostic d’infection de l’animal de six ans a tôt fait d’alerter les vétérinaires de l’ACIA qui prennent au sérieux le cas de cette ferme. Le 27 avril, des agents de l’ACIA ont ainsi emporté avec eux neuf moutons et les ont euthanasiés dans le but d’effectuer des tests de dépistage sur leur cerveau.

Bien que la maladie ne présente aucun risque pour la santé humaine, l’Agence soutien que les mesures prises étaient nécessaires.

Le troupeau de moutons Shropshire de Montana Jones avait été mis en quarantaine depuis 2010 puisqu’un animal exporté en Alberta trois ans auparavant avait été testé positif.

L’ACIA craint que les moutons disparus puissent être en contact avec des chèvres ou des moutons qui puissent être infectés à leur tour. Par voie de communiqué, l’ACIA a confirmé que « les établissements qui les accueillent feront l’objet d’une quarantaine et de mesures réglementaires ultérieures ».

La transmission de la tremblante du mouton la plus fréquente est le contact d’autres moutons ou des chèvres avec les fluides de mise-bas. Certaines brebis de la bergère seraient justement près de leur date prévue d’agnelage.

Les contrevenants pourraient être traînés en justice selon l’ACIA puisque toute violation de l’ordonnance de mise en quarantaine est passible de poursuites criminelles en vertu de la Loi sur la santé des animaux. « L’ACIA est déterminée à protéger la santé du bétail et prend la gestion des maladies animales très au sérieux », admet le Dr Brian Evans, vétérinaire en chef du Canada.

La tremblante du mouton est une maladie à déclaration obligatoire au Canada. L’Agence tente de l’éradiquer au pays, donc tous les propriétaires qui soupçonnent que leur troupeau a été infecté doivent rapidement en informer les autorités.

« Notre organisme appuie l’éradication de la tremblante du mouton », a déclaré la Dre Paula Menzies, représentant les Small Ruminant Veterinarians of Ontario. « Nous sympathisons avec les propriétaires des troupeaux affectés, mais le Canada doit gérer efficacement cette maladie. »

Protection de la race
Les moutons qu’élevait Mme Jones étaient de race Shropshire, une race est classée patrimoniale. Selon Elwood Quinn de Rare Breeds Canada, et lui-même éleveur de moutons, il n’en resterait qu’environ 120 à travers le pays et l’éradication du troupeau de la bergère de Northumberland pourrait dangereusement mettre en péril cette race. Selon lui, il ne reste plus beaucoup d’éleveurs de moutons Shropshire et peu d’entre eux sont de qualité.

Cela pourrait expliquer pourquoi la trentaine d’animaux aurait été enlevée.

M. Quinn déplore donc les mesures prises par l’ACIA et soutiens que le Canada devrait plutôt s’attarder à mieux comprendre la maladie plutôt que de tenter de l’éradiquer. Il croit que les autorités ne réussiront jamais à éliminer la maladie.

Inquiétudes face à l’industrie
Du côté de la Société canadienne des éleveurs de moutons, on demande instamment aux personnes qui ont posé ce geste de bien vouloir repenser à leurs actions et aux impacts que cela pourrait avoir sur l’industrie des petits ruminants. « Aussi dévastatrice que soit la perte de 41 animaux sur cette productrice, elle [l’enlèvement] ne justifie pas l’impact que cette récente série d’événements pourrait avoir sur la capacité de survie de l’industrie », mentionne-t-on dans un communiqué de presse signé par les directeurs généraux des cinq organismes provinciaux et fédéraux responsables de l’industrie caprine et ovine :  Ontario Sheep Marketing Agency, Ontario Goat,  Canadian Sheep Breeders Association, Canadian Livestock Genetics Association et Canadian Sheep Federation.

« L'ACIA reconnaît les difficultés supplémentaires auxquelles doivent faire face les propriétaires qui sont confrontés à des mesures de contrôle des maladies; toutefois, l'éradication des maladies animales, telle que la tremblante, est un élément crucial afin d'assurer la survie à long terme de l'industrie reliée à l'élevage de moutons », a déclaré vétérinaire en chef du Canada.

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Humour

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Productions animales
L'Ontario fait bande à porc
Alors que le cheptel porcin a récemment connu une légère hausse (1,8%) dans toutes les provinces canadiennes, en Ontario, son nombre est resté stable depuis un an. Selon les plus récents chiffres (1er avril 2012) publiés par Statistiques canada, les stocks de l'Ontario sont restés inchangés, soit 2,9 millions de têtes, ce qui lui permet de garder son statut de 2e plus important producteur de porcs au pays. Cette stabilité s'explique principalement par la grande participation des producteurs de porcs au Programme de réforme des porcs reproducteurs (PRPR) mis en place en 2008. L'Ontario a été de loin la principale province participante avec près de 38 % des applications. Le principal objectif du PRPR, dans lequel le gouvernement canadien avait investi 50 M$ pour sa mise en place, était d'aider l'industrie porcine canadienne à demeurer concurrentielle en permettant aux producteurs de réduire la taille de leur exploitation. La conjoncture économique créée par la montée en flèche du dollar canadien et la hausse des prix des intrants, jumelés à la crainte suscitée par l'éclosion de la « grippe porcine » en 2009 n'a malheureusement pas été en faveur des producteurs. Plusieurs d'entre eux, partout au pays, ont été contraints de remettre les clés à leur institution financière ou tout simplement de vendre leurs actifs pour se tirer d'affaire. Plus de détails dans la prochaine édition d'Agricom du 18 mai.
La tremblante du mouton secoue l'industrie ovine
Un cas de tremblante du mouton est en train de causer tout un branle-bas de combat dans l'Est ontarien. Alors que l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) vient de confirmer qu'un animal a été testé positif à la maladie, la police provinciale de l'Ontario est à la recherche de 31 autres moutons qui auraient été retirés illégalement de l'exploitation où se trouvait l'animal. Les tests effectués sur une brebis gestante décédée le 20 avril sur la ferme de Montana Jones, dans le comté de Northumberland, ont révélé la présence de cette maladie dégénérative. Le diagnostic d'infection de l'animal de six ans a tôt fait d'alerter les vétérinaires de l'ACIA qui prennent au sérieux le cas de cette ferme. Le 27 avril, des agents de l'ACIA ont ainsi emporté avec eux neuf moutons et les ont euthanasiés dans le but d'effectuer des tests de dépistage sur leur cerveau. Bien que la maladie ne présente aucun risque pour la santé humaine, l'Agence soutien que les mesures prises étaient nécessaires. Le troupeau de moutons Shropshire de Montana Jones avait été mis en quarantaine depuis 2010 puisqu'un animal exporté en Alberta trois ans auparavant avait été testé positif. Pour plus d'informations, lisez notre édition du 4 mai.
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