Le 6 octobre 2004

Je me rappelle? Souvenirs de ma belle et grande famille

Par Chantal Quirion


Tiré de la jaquette du livre: C’est de la « petite histoire », cousue de détails savoureux qu’on ne retrouve pas dans les livres savants. Laissez Marcel allumer sa pipe et vous captiver par le récit de ses souvenirs…

Voici le titre d’un très bel ouvrage écrit par Marcel Séguin. L’ancien plombier à la retraite affirme qu’il a plus de dextérité à manier les tuyaux que le stylo. Ceci ne transparaît pourtant pas dans son premier livre, où appuyé par plus de quatre cents photographies, il raconte l’histoire de son grand-père, son père et la sienne.

De son grand-père il ne savait presque rien. Il s’est donc appliqué à fouiller les écrits et la mémoire de tous et chacun, jusqu’à reconstituer la vie d’Alphonse Séguin, allant même jusqu’à retracer le nom de son cheval et de son chien. Chemin faisant, il nous entraîne dans l’Est ontarien à la fin du 19ième siècle et au début du 20ième siècle, dans la boutique de forge de St-Pascal Baylon de laquelle, Jos son oncle prendra la relève.

Natif d’Ottawa et y résidant encore aujourd’hui, Marcel Séguin recrée dans certains passages l’atmosphère qui régnait dans la Basse-Ville d’Ottawa du temps de son père. La plupart des maisons qu’il y décrit ont aujourd’hui disparu.
Ce livre est un legs qu’il laisse à sa descendance. Ayant vécu longtemps avec un trou dans son histoire et ayant réalisé combien il était difficile de reconstituer les faits, il a voulu rendre la tâche plus facile à ses enfants.

Le travail de recherche qu’il a effectué pour arriver à remplir ce recueil de deux cent soixante-sept pages est impressionnant. Outre la branche paternelle, il explore aussi la vie de sa mère et celle de la deuxième épouse de son père, toutes deux cousines de la famille Dagenais. Il relate l’enfance de son épouse, née, Suzanne Gagnon et de sa famille.

Dans ce récit bâti en quatre parties, on retrouve la généalogie complète de quatre familles depuis leur arrivée au Canada jusqu’à aujourd’hui : les Séguin, les Dagenais, les Gagnon et les Vigeant, soit la lignée paternelle de son épouse.

Heureusement, en ce qui concerne la lignée des Séguin, le travail a été grandement facilité grâce à plusieurs documents prêtés par l’Association des Séguin d’Amérique dont il est membre.

Cela lui aura pris trois ans. Trois ans à fouiller dans les archives à rechercher des parents en possession de photographies, puis un temps pour ressasser tout cela à se mettre à l’écriture même s’il avait déjà commencé à rédiger ses mémoires il y a dix ans. Cela n’aura pas été vain puisque depuis la publication on le rappelle fréquemment pour lui dire qu’une fois la première page tournée, on ne peut plus s’arrêter. En des mots très simples, il s’exprime un peu comme s’il était installé au coin du feu à raconter son histoire.
Ce beau rêve a été rendu possible grâce à la contribution de sa s’ur Françoise et de son beau-frère Albert Lozier, ainsi que de leurs enfants, qui ont fait le travail d’édition et assumé l’impression.

À la toute dernière page, on peut lire un petit mot calligraphié où Marcel Séguin après avoir enfin apposé le point final, s’en remet aux lecteurs :« J’espère que vous saurez l’apprécier et le transmettre à vos enfants et petits-enfants ».
Un livre qui s’adresse à sa famille mais qui peut tout autant plaire aux amateurs du « bon vieux temps ».

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