Le 4 juin 2003

Jonathan Morris: Diplômé en Technologie agricole avec spécialisation en production laitière

Par Étienne Alary


Jonathan Morris accepte des mains de Pauline Bilodeau la bourse remise par la Coopérative laitière de St-Albert pour sa bonne performance académique dans les cours Alimentation et sélection des bovins laitiers et Santé animale. Photo É.Alary.

Ils étaient en minorité lors de la cuvée 2003 des diplômés du Collège d’Alfred de l’Université de Guelph mais ils étaient là: les Franco-Ontariens. Cependant, ils ont su laisser leur marque; certains par leur implication au niveau de la vie étudiante, d’autres par leur performance académique.

Au niveau académique, ce fut certainement le cas de Jonathan Morris, un jeune homme de 19 ans originaire de la région de Sarsfield. Au cours de la dernière remise des diplômes, Jonathan s’est mérité quelque 875$ en remportant quatre prix et bourses.

Jonathan Morris a tout d’abord remporté la bourse du Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien pour avoir eu la meilleure maîtrise de la langue française pendant son séjour au Collège. Il a aussi obtenu la bourse des Comtés unis de Prescott et Russell pour sa bonne performance académique au cours de ses années d’études au Collège.

Dans un troisième temps, il a reçu la bourse de la Coopérative laitière de St-Albert pour sa bonne performance académique dans les cours Alimentation et sélection des bovins laitiers et Santé animale.
Finalement, Jonathan s’est vu décerner le trophée et la bourse de l’Union des cultivateurs franco-ontariens pour l’excellence académique générale pendant son séjour au Collège en Technologie agricole.

« Je suis un peu surpris de toutes ces bourses que j’ai reçues. Nous, les diplômés, savions que plusieurs bourses seraient remises mais nous ne connaissions pas les critères de celles-ci alors c’était une surprise à chaque fois », indique Jonathan Morris lorsque rejoint à la ferme familiale.

Pour Jonathan, les remises des diplômes du Collège d’Alfred se suivent et se ressemblent. « L’an dernier, lors de la remise des diplômes, j’ai reçu 900$ en bourses parmi celle qui sont destinées aux étudiants de première année », lance-t-il.
Lorsque Jonathan dresse un bilan de ses deux années d’études, une seule flèche manque à son arc: la liste d’honneur du directeur. « Je pensais avoir réussi à inscrire mon nom sur cette liste mais je l’ai juste manqué. Je termine mes études collégiales avec une moyenne de 79% », fait remarquer Jonathan Morris.

Malgré tout, Jonathan garde d’excellents souvenirs de son passage à Alfred. « L’agriculture, c’est ma passion. J’ai toujours su que c’est dans ce domaine que je voulais oeuvrer. Mon père est agriculteur, mon grand-père était agriculteur, mon arrière-grand-père l’était également et c’est ce que je veux faire », indique celui qui a fait ses études secondaires à l’école secondaire l’Escale de Rockland. « Compte tenu de sa proximité, le Collège d’Alfred était un choix logique pour mes études postsecondaires », soutient-il.

Diplôme en mains, Jonathan Morris ne regrette pas d’avoir choisi le Collège d’Alfred. « Nous avons eu la chance d’avoir d’excellents professeurs. Certains d’entre eux sont tellement passionnés par ce qu’ils enseignent qu’ils n’ont pas de difficulté à transmettre la matière », énonce Jonathan.
Ce dernier se souviendra particulièrement des visites de fermes qui ont été faites dans le cadre des cours. « Nous avons eu la chance de rencontrer beaucoup de gens. Lors de ces visites, nous avons appris de nouvelles techniques de travail. Nous pouvons maintenant nous inspirer de ces techniques pour les adapter chez nous », croit Jonathan Morris.

Agrandissement en vue

Maintenant qu’il est de retour à plein temps à la ferme familiale de Sarsfield, des projets d’agrandissement sont à prévoir. « Nous avons présentement un troupeau de 120 bêtes Holstein, dont une soixantaine en lactation. Nous avons déjà commencé à acheter du quota et nous comptons en acheter d’autre prochainement car l’objectif est de se rendre à 76 vaches en lactation », explique le fils de Claudette et Denis Morris.

Les Morris songe également à construire une nouvelle bâtisse pour accueillir les taures. « Présentement, nos taures passent l’hiver chez le voisin mais éventuellement, nous voulons les ramener à la ferme », souligne Jonathan.

La famille Morris subit cependant les contrecoups du dossier de la mégaporcherie de Sarsfield. « Notre ferme est située dans la nouvelle Ville d’Ottawa. Nous devons donc nous conformer à de nouvelles règles et nous ne savons pas exactement quand nous pourrons commencer le projet d’agrandissement », avance Jonathan Morris.

Jonathan n’est pas le seul de la famille à prendre la relève de la ferme laitière. « Mon frère Jeffrey est un gradué de l’an dernier du Collège d’Alfred. Nous apportons chacun nos forces à la ferme. Moi, j’aime bien m’occuper des animaux, soit tout ce qui est relié à l’alimentation et à la génétique. Je suis un passionné de la génétique. De son côté, Jeffrey préfère le côté machinerie et le travail aux champs », déclare Jonathan Morris en précisant que la ferme comptait présentement quelque 300 acres et en louait un autre 80 acres.

Projet de ferme

Selon le jeune homme de 19 ans, le fait d’avoir vu son frère aîné terminer ses études une année avant lui n’a pas influencé son choix de projet de ferme. « Lorsque j’ai avancé l’idée de faire mon projet de ferme sur la ferme familiale, il y a eu du questionnement puisque mon frère avait fait de même l’année précédente. Les professeurs avaient même évoqué la possibilité de changer certains critères mais finalement, cela n’a pas eu lieu car les projets étaient totalement différents », avance Jonathan Morris.

Ce dernier a mis l’accent sur l’agrandissement de l’entreprise. « C’est plus facile de commencer un projet à zéro que de t?inspirer d’un autre. Lorsque vient le temps de le présenter et de le débattre, le projet de ferme est plus facilement explicable puisque cela vient de toi », soutient celui qui a préféré faire cavalier seul dans le développement du projet de ferme.

Jonathan Morris compte profiter des prochaines semaines pour visiter des collègues de classe. « Certains diplômés venaient de régions plus éloignées et je compte bien aller visiter leur ferme pour voir leur mode de fonctionnement », conclut-il.

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