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Journée d’achèvement du Club de labour 4-H de Sarsfield À vos charrues, prêts, partez?

Par Julie Lavallée, collaboration spéciale
info.agricom@atreide.net


La journée d’achèvement du Club de labour 4-H de Sarsfield s’est déroulée le samedi 22 septembre dernier à Navan dans le cadre de l’Expo rurale 2001. Pas moins d’une quarantaine de jeunes âgés de 21 ans et moins ont participé au concours, et parmi eux neuf étaient membres du Club.

Cette journée est née de l’initiative de Robert Dessaint, producteur laitier de Sarsfield, qui a décidé de profiter de l’engouement créé par le Championnat international de labour, qui se déroulait dans la région d’Ottawa durant l’Expo rurale 2001, pour encourager les jeunes à explorer les rudiments d’une des plus anciennes pratiques agraires au monde.

L’art du labour?
C’est sous un ciel incertain et dans des champs détrempés que les jeunes cultivateurs ont dû démontrer leur talent et leurs habiletés pour le labour. Ils devaient réussir à labourer le terrain qui leur était assigné selon les règles de l’art. Tout un défi pour certains compétiteurs qui en étaient encore à leurs premières expériences. «Ce n’est que la quatrième fois que je conduis un tracteur, mais j’ai assisté aux formations offertes par le Club avant la compétition et ça m’a beaucoup aidé. Je pense que j’ai bien fait» affirmait la participante Julie Acheson, une fois la première partie de son terrain complété.

Les participants du concours de labour doivent utiliser des machineries peu sophistiquées pour labourer leur petite parcelle de terre selon un tracé précis qui divise le lopin en deux parties égales. Ils disposent donc de deux essais pour démontrer leurs habiletés.

Un jugement minutieux
Le juge, M. Allen Hills, examinait la technique et les résultats finaux obtenus par chaque compétiteur selon des critères et un pointage précis. Plusieurs éléments sont notés, notamment, le premier coup de charrue qui constitue l’élément de base à la réussite, l’apparence générale de la surface labourée, la cohérence et la droiture des sillons.
«Ils font un très bon travail, mais ils ont encore beaucoup à apprendre. Ce qu’il y a de bon, c’est que par le temps où ils auront mon âge, ils seront parfaits!», affirmait avec fierté Gib Paterson, qui a participé à l’organisation de l’événement.

Les gagnants de cette compétition 4-H ont été couronnés lors d’une petite cérémonie à la fin de la journée. Deux membres du Club de labour de Sarsfield ont gagné des prix. Il s’agit de Josée et Catherine Laflèche, qui ont raflé respectivement les deuxième et troisième positions dans la catégorie novice.
«Il faut bien comprendre que dans ce genre de compétition où la plupart des participants en sont à leur première expérience, l’important n’est pas vraiment le classement, c’est plutôt la participation et l’expérience acquise», commentait M. Dessaint. Il faut d’ailleurs noter qu’aucun participant du Club concourrait dans la catégorie intermédiaire.
Les concours de labour : une affaire de vieux ?
Les concours de labour existent depuis belle lurette, mais c’était pourtant la première édition réservée aux jeunes de 21 ans et moins, que le Club de labour 4-H de Sarsfield a organisé.
«Le labour n’attire plus les jeunes, alors si on veut que ces concours continuent, il faut trouver de la relève» soulignait Robert Dessaint, organisateur de l’événement et moniteur pour le Club de labour 4-H de Sarsfield.

En effet, dans la plupart des concours de labour, on déplore la participation minime des jeunes. «La plupart des participants sont âgés et comptent plusieurs années d’expérience, alors qu’adviendra-t-il de ces concours dans quelques années’», se questionnait M. Paterson.
Pour l’instant, l’avenir du Club de labour de Sarsfield n’est pas encore décidé. Tout dépendra de la motivation des jeunes membres à perpétuer l’expérience, se hasarde à dire Robert Dessaint.
 

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