Volume 28 Numéro 03 Le 16 septembre 2010

Journée internationale de l’alphabétisation: Apprendre pour la vie

Par Journal Agricom


Mme Françoise Cadieux, apprenante à Alexandria, lors de son témoignage. Elle a dit qu’elle n’a jamais été aussi heureuse depuis qu’elle est en mesure de lire des livres de son choix. « Apprendre à lire et à écrire, c’était comme apprendre à marcher à

Lancement du rapport de recherche sur l’alphabétisation intitulé Apprendre pour la vie, mercredi dernier à Ottawa, coïncidant avec la Journée internationale de l’alphabétisation.

Le rapport intitulé « Apprendre pour la vie », est le fruit de la recherche-action sur l’impact de l’alphabétisation sur les personnes apprenantes et leur entourage. Il a été réalisé de 2007 à 2010.

Il s’agit d’une recherche unique spécialement destinée à appuyer les personnes apprenantes francophones dans leur projet de formation.

« Les résultats de la recherche peuvent faire une différence dans la vie de 12 millions de Canadiens, dont plus de 300 000 Franco-Ontariens ciblés en raison de leur faible niveau d’alphabétisme », souligne la Coalition ontarienne de formation des adultes (COFA).

Plusieurs acteurs ?uvrant dans le domaine de l’alphabétisation et de la formation de base des adultes en français de l’Ontario et du Manitoba ont participé à l’évènement en ligne, grâce à sa diffusion simultanée sur le Web, ou sur place à Ottawa.

L’Enquête internationale sur l’alphabétisation et les compétences des adultes, datant de 2003, révèle qu’à l’échelle nationale, 48 % de la population d’âge adulte, soit 12 millions de Canadiens de plus de 16 ans, n’atteint pas le niveau souhaité de compétences pour faire face aux demandes grandissantes de compétences dans une économie axée sur le savoir et l’information.

Les statistiques de l’Ontario et du Manitoba sont similaires à la moyenne nationale.

Par contre, les francophones de l’Ontario, âgé de 16 à 65 ans, qui se situent au niveau 1 ou 2 de l’Enquête sont de l’ordre de 56 % et de 50 % au Manitoba.

Pour l’Ontario, c’est plus de 255 000 Franco-Ontariens qui peinent à lire et à écrire, car ils se situent aux niveaux de littératie 1 ou 2 sur une échelle de 5.

Le COFA estime qu’à peine 3000 « apprenants » franco-ontariens sont inscrits dans son réseau. Il y a donc en masse de place pour ceux qui aimeraient améliorer leur niveau de lecture et de compréhension des documents écrits.

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