Volume 33 Numéro 07 Le 20 novembre 2015

Justin Lalonde devient producteur avicole à Plantagenet


Justin Lalonde est près du but. On l’aperçoit ci-dessus, à quelques semaines de l’ouverture de son poulailler sur le chemin Boundery à Plantagenet.

Par Chantal Quirion
redaction@journalagricom.ca


Le 27 novembre, Justin Lalonde et sa famille accueilleront les gens pour une visite du nouveau poulailler sur le chemin Boundary à Plantagenet, l’entreprise avicole Justin Lalonde Farm inc. Tous sont les bienvenus.

Dans la région, les gens ont plutôt l’habitude de voir Justin au magasin de ses parents, Lalonde Lumber Inc. à Plantagenet où il est conseiller à la clientèle depuis de nombreuses années. Cet été toutefois, les clients n’ont pas tellement eu l’occasion de le croiser tant Justin a été absorbé par la construction du poulailler.

« Si je n’avais pas eu mon père au magasin, je n’aurais pas pu faire cela. », mentionne le principal intéressé. Ses parents, Juna et Luc Lalonde quant à eux sont bien fiers de le voir aussi engagé dans ce projet et constatent que leur fils a hérité de leur souci pour le travail bien fait. Eux aussi ont pris bien des notes et fait plusieurs démarches pour aider Justin dans le processus. Ce dernier n’a pas ménagé ses peines.

« Je tenais à ce que tout soit parfait. Pour la construction, ce n’était pas un problème parce que j’ai travaillé dans le domaine avant d’être au magasin et je suis très manuel. Mais comme producteur, c’était nouveau et j’avais beaucoup de questions à poser. J’ai visité plusieurs poulaillers avant de faire mes choix et je voulais être là à toutes les étapes. »

La compagnie New Life Mills, plus particulièrement Richard Burton et Patrick Hutchinson, l’ont pratiquement materné au cours de la dernière année, dénichant pour lui le quota dans le Sud-Ouest de la province et lui prodiguant moult conseils.

Des producteurs avicoles de la région, François Drouin et Michel Bourgon, notamment, ont été d’une aide précieuse, sans compter son copain Brian Demers  avec ses nombreux coups de main.

Un projet de près de 3 M$

Finalement, pour les avantages liés  à l’entretien et pour le design également, Justin a arrêté son choix sur un bâtiment d’un étage, une construction de 64 pi sur 300 pi à laquelle s’ajoutent le bureau et les installations sanitaires de 20 pi sur 44 pi. La structure faite de poutres d’acier et l’isolation de l’ordre de R35 à R40, en font une construction aussi solide qu’éco énergétique. Le chauffage sera propagé de l’avant à l’arrière par un tube radiant dont les émanations de combustible seront évacuées à l’extérieur, alors que des ventilateurs conventionnels feront circuler la chaleur à l’intérieur. La qualité de l’air sera quant à elle assurée par un double système de ventilation en croix. Vu le dénivelé du terrain, le défi de cette construction a été de taille et le coulage du plancher simplement spectaculaire, effectué en 24 heures grâce aux technologies les plus performantes sur le marché.

Il n’y a pas eu d’entrepreneur général, les Lalonde préférant contrôler les moindres détails. Quant au choix des fournisseurs tant de services que de matériaux, un point d’honneur a été mis à encourager  les clients de la quincaillerie familiale. Et tous ces gens-là ont aussi été généreux de leurs conseils.

Finalement, les équipements sont reliés par le système Maximus, un logiciel qui permet au producteur de s’assurer de la bonne marche des activités au poulailler, même à distance, et de contrôler les paramètres de son choix sans avoir à se déplacer.

« C’est comme s’il traînait le poulailler avec lui », mentionne son père, Luc Lalonde.

L’investissement pour les installations seulement, est de l’ordre de 800 000 $ à 900 000 $. Vu  la taille de l’édifice, Justin pourra augmenter sa production s’il le désire un jour.

Le quota

Pour l’instant, le quota acquis au coût de 2 M$, lui alloue 15 000 unités par année, c’est-à-dire une production de 13 kg de chair par unité par année pour un total de 195 000 kg de poulets de chair annuellement. Les premiers poussins arriveront le 4 décembre du couvoir Boire & Frères situé à Wickham au Québec. Ils en repartiront après 34 jours, alors qu’ils auront atteint approximativement le poids de 2,1 kg. Ils seront alors pris en charge par l’abattoir québécois Avicomax.

Pour optimiser son rendement, Justin Lalonde a choisi de remplir son poulailler au maximum de sa capacité pour chacun des cycles de production d’une durée de 34 jours, ce qui se traduira par six cycles annuellement. Ceci lui laissera un mois entre chaque période d’activité pour effectuer le grand ménage.

Grâce aux installations automatisées, Justin pourra réintégrer son travail à la quincaillerie tout en assumant seul la charge du poulailler et qui sait, un jour son fils Jax qui n’a que deux ans pourra vouloir se joindre. Pour sa part, Justin est conscient que sans l’appui de ses parents pour l’endosser, il n’aurait pas eu accès à une telle occasion d’affaires.

« Y’a pas une banque qui aurait prêté autant d’argent à un jeune comme moi. C’est un bon investissement, mais c’est du long terme. Ça va me prendre une bonne vingtaine d’années pour l’acheter. »

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