Volume 31 Numéro 05 Le 25 octobre 2013

K. Wynne met les agriculteurs au défi


Kathleen Wynne lors du Sommet de la première ministre sur l’innovation agroalimentaire tenu à Queen’s Park, le 7 octobre. Photo courtoisie

Isabelle Lessard

Par Isabelle Lessard
Rédactrice en chef
redaction@journalagricom.ca


La première ministre et ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation appelle le secteur agroalimentaire à passer en deuxième vitesse. Elle a mis au défi ce secteur de doubler son taux de croissance et ses exportations, en même temps de créer 120 000 nouveaux emplois, lors du Sommet de la première ministre sur l’innovation agroalimentaire tenu à Queen’s Park, le 7 octobre.

Au moment de mettre sous presse la précédente édition d’Agricom, la première ministre visait les plus hauts sommets en priant les acteurs de l’industrie agroaliemtaires de devenir l’un des cinq endroits les plus importants en Amérique du Nord en ce qui a trait aux revenus reliés à la production d’aliments et de breuvages.

« Si nous unissons nos efforts, il n’y a aucune raison pour laquelle nous ne pourrions pas consolider notre position de chef de file dans le domaine de la production alimentaire », a-t-elle prononcé dans son discours devant son large auditoire.

Bien que les exportations de produits alimentaires aient atteint un sommet jamais égalé de 10,8 milliards $ l’an dernier, Mme Wynne désire « accélérer cette croissance ».

Outre son engagement de 30 millions $ pour encourager les projets innovateurs au cours des trois prochaines années et son projet de Loi sur les aliments locaux, déjà annoncé depuis longtemps, Kathleen Wynne n’a pris qu’un seul engagement concret pour parvenir à ses fins. Il s’agit d’étendre le mandat du forum des intervenants du secteur agroalimentaire « L’Ontario propice aux affaires » au-delà de la réglementation. Elle voudrait que les chefs de file de l’industrie se penchent sur tous les aspects de la croissance économique du secteur.

Ce manque d’engagement de la première ministre pour aider les agriculteurs et transformateurs à atteindre les objectifs qu’elle a elle-même lancés lui a valu de nombreuses remarques de la part du critique conservateur en matière d’agriculture, Ernie Hardeman. Celui-ci trouve que Kathleen Wynne manque de sérieux et l’invite à réviser son discours.

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