Volume 34 Numéro 20 Le 23 juin 2017

Kapuskasing Meats, la fierté d’offrir un produit haut de gamme et local


Andrew Gordanier et son épouse, Janet sont avec leur fille Emily et leur fils Keith. Photo: Courtoisie

Marc Dumont

Par Marc Dumont
Correspondant – Nord de l'Ontario
info@journalagricom.ca


Depuis mars 2016, Kapuskasing Meats fournit du bœuf, du porc, de l’agneau et du poulet à plusieurs commerces de la région, dont trois restaurants. Tous les animaux sont élevés sur la ferme de démonstration de Kapuskasing soit l’ancienne ferme expérimentale du gouvernement fédéral. Aujourd’hui, c’est l’agriculteur Andrew Gordanier qui exploite le site. Il a formé un collectif avec six investisseurs locaux qui ont ramassé l’argent pour acheter le troupeau de bœuf Angus et Angus croisé.

Pour  Andrew, son épouse Janet et ses deux enfants, Emily et  Keith, l’objectif est de pouvoir contrôler toutes les étapes de l’élevage, de la naissance des animaux à la vente au détail. Cette volonté s’accompagne toutefois de certaines contraintes, dont le fait d’avoir à se rendre à l’abattoir de Raymore située à 213 km. Il en prend 2 h 20 pour un trajet.  « C’est un effort supplémentaire, mais des revenus supplémentaires aussi. Presque toute la journée y passe. Ça ajoute au coût, mais c’est quand même profitable », poursuit M. Gordanier en précisant que tous leurs animaux sont élevés naturellement sans hormones ni  antibiotiques. 

Parmi ses grands principes, ce producteur est farouchement opposé à l’utilisation d’hormones. À son avis, il n’y a pas de fondements scientifiques pour confirmer le lien entre le gain de poids et la prise d’hormones. « La voie à suivre pour l’amélioration du troupeau est d’en améliorer la génétique », préconise-t-il.

Les clients peuvent se rendre directement à la ferme les samedis matin pour acheter une boîte de viande et du coup, rencontrer Andrew et sa famille. Les réseaux sociaux s’avèrent utiles dans les circonstances.  « On fait un gentil rappel les jeudis sur Facebook et si on ne le fait pas, on a moins de clients le samedi. Ça paraît. »

Les gens peuvent aussi acheter ces boîtes de viande dans différents comptoirs répartis de Hearst jusqu’à Cochrane.

« Notre bœuf haché se vend de 25 ¢ à  50 ¢ plus chers la livre que dans les grandes surfaces, mais ce n’est pas le même produit.  Notre viande est plus goûteuse et plus maigre », affirme le producteur en précisant toutefois que la viande d’épicerie est parfaitement sécuritaire.

Le bœuf est mûri au sec pour 21 jours et le bacon est fumé à l’ancienne, annonce le site web. Celui-ci a une version en français. Il est convivial avec des recettes et des photos à mettre l’eau à la bouche.

Un autre facteur responsable de la qualité des produits de Kapuskasing Meats est l’alimentation des animaux. Située au nord du 49e parallèle, la ferme bénéficie de très longues journées d’été, de l’humidité suffisante et des pluies au bon moment qui produisent des graminées supérieures pour le fourrage. Les  terres y sont parmi les plus fertiles de l’Ontario.

Ainsi, Kapuskasing Meats est bien reçu dans la communauté et les ventes au détail augmentent de façon régulière. La production annuelle est de 400 bœufs, 50 porcs, 300 poulets (on compte obtenir un permis pour produire du poulet artisanal), 500 moutons, 20 000 litres de lait de brebis et 300 livres de laine. L’entreprise fournit à la demande et M. Gordanier espère ajouter la chèvre à son offre.  Il compte éventuellement, percer le marché de Timmins.

La famille Gordanier est fière de participer à l’essor de l’achat local qui stimule à son tour l’emploi local et qui devient un vecteur de stabilité sociale.

En plus de soutenir l’économie locale, Kapuskasing Meats alimente la fibre de la fierté agricole dans La grande enclave argileuse. « Nous desservons le Nord à partir du Nord! Nous offrons le meilleur du meilleur de ma famille à la vôtre », conclut M. Gordanier.

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