Le 17 décembre 2003

L’ACFO provinciale reprend les pourparlers avec Patrimoine canadien

Par Chantal Quirion


Jusqu’à nouvel ordre, la fermeture des bureaux de l’ACFO provinciale annoncée pour le 19 décembre prochain, n’a trouvé aucun démenti. Néanmoins, les dernières nouvelles sont plus encourageantes que celles du 4 décembre dernier, puisque les négociations entre Patrimoine canadien et l’ACFO provinciale ont été réouvertes. Il est donc permis de croire, que la situation qui semblait vouée à l’impasse puisse connaître un meilleur dénouement.
C’est avec beaucoup de tristesse et d’indignation que l’ensemble de la communauté francophone apprenait le 4 décembre dernier, la suspension des activités de l’Association canadienne-française de l’Ontario ? provinciale (ACFO), prévue à compter du 19 décembre prochain.

Contraint par les difficultés financières, le conseil d’administration de l’ACFO, provinciale a dû se résoudre à prendre cette difficile décision. D’année en année, il était toujours plus difficile d’opérer. En dix ans, les octrois substantiels en provenance de Patrimoine canadien, sont passés de 761 792$ à 225 000$.

Les octrois des dernières années étant nettement insuffisants pour couvrir les dépenses, l’ACFO, provinciale affiche un déficit accumulé de plus de 80 000$, une situation intolérable qui ne peut faire autrement que de perturber les employés: « Au bureau, ce n’est plus vivable. C’est très pénible d’être en état d’incertitude. On ne parle pas de survie. On ne veut plus continuer à vivoter, à être obligé de quêter à genoux tous les trois mois », soutient la directrice générale de l’organisme, Lise Marie Baudry.

En mars 2003, Patrimoine canadien informait l’ACFO, provinciale d’une diminution de 40% de son financement. Ce à quoi, l’Association avait répondu qu’il était impossible de continuer dans ces conditions.

On en vint alors à un compromis, à l’égard duquel, l’ACFO devait fournir une démarche de positionnement stratégique, financée par Patrimoine canadien, avant la fin novembre 2003. En vertu de cette entente, Patrimoine canadien portait son financement à 225 000$ pour une période de neuf mois, suite auquel, un octroi additionnel serait envisageable après analyse de ladite démarche.
Or, le financement pour l’étude n’est pas parvenu dans les délais prévus ce qui a empêché l’ACFO provinciale de respecter son échéancier. Pis, le 19 novembre dernier, Patrimoine canadien annonçait que les coffres destinés au financement de l’étude ne contenaient plus un sou. Ce qui donnait naissance à la situation que l’on connaît aujourd’hui.
Néanmoins, la réouverture des négociations laisse présumer que Patrimoine canadien qui a déjà investi 90 000$ dans cette étude ait décidé de trouver du financement autre part. L’issue des négociations devrait être rendue publique au cours des prochains jours.

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