Volume 28 Numéro 09 Le 23 décembre 2010

L’Écho au 125ième de Bourget: Petit ruisseau deviendra grand!

Par André Chabot, collaboration spéciale


Par un soir de novembre, je file vers Bourget avec mon épouse Rachelle et un couple d’amis Marcelle et Rhéal pour assister au spectacle de L’Écho doeun peuple dans le cadre du 125ième de Bourget.

Nos attentes sont grandes car nous avons assisté au spectacle de

L’Écho du Long Sault à Hawkesbury. L’automne dernier nous nous sommes rendus au parc Lansdowne où près de 10 000 personnes ont assisté au méga-spectacle de L’Écho doeun peuple pour célébrer le 400ième anniversaire de la présence francophone en Ontario, le 100ième de l’ACFO, 35ième du drapeau franco et le Jour des Franco-Ontariens, cela fut très intéressant.

Un vent froid nous pénètre. Sur le perron de l’église, plein de gens comme nous attendent qu’on veuille bien ouvrir les guichets. À l’intérieur de l’église, une chaleur accueillante nous envahit. La table est mise pour une autre représentation.

Le jeune violoniste Morgan Hurtubise nous interprète plusieurs pièces musicales en attendant le début du spectacle.

Félix Saint-Denis entre en scène avec Ghislaine Leroux pour nous situer dans le temps et la projection débute sur écran géant avec l’entrée des comédiens. Plusieurs sont là depuis les tout débuts en plus des étudiants de l’école du Sacré-Coeur.

Nous sentons que nous allons revivre une page d’histoire de l’arrivée des premiers colons au Brook (ancien nom de Bourget). Une très belle musique de fond accompagne les comédiens.

La soirée est lancée. Tous les spectateurs sont rivés à leur siège. On fait un retour dans le passé. Je dois dire que Félix Saint-Denis est un véritable magicien lorsque vient le temps de marier les années 1600 avec l’arrivé des premières familles pionnières du coin, les Potvin, Lavoie, Gagné, Auger, Hurtubise, Éthier, suivi de près de colons cultivateurs, les Marcil, Lortie, Lefebvre, Bisson, Dicaire, Labelle, Boileau.

L’arrivé du train au Brook en 1898, la fondation de la paroisse du Sacré-Coeur avec la première chapelle construite par les familles Lalonde, Lavigne, Legault, Leroux, Drouin, Langlais et Bouvier. On enchaîne avec la fondation du journal LeDroit, on rend hommage aux soeurs de la Charité pour l’école Sacré-Coeur depuis 1905.

On fait un survol des familles qui ont eu des religieux ? c’était véritablement une pépinière!

On arrive au désert de Bourget. Après avoir coupé tous les grands pins, les colons ont tenté de cultiver la terre. Mais le sol trop pauvre ne parvenait pas à les nourrir.

C’est ainsi qu’arrive un jeune agronome rassembleur du nom de Ferdinand Larose, qui réussit à convaincre le gouvernement et les colons du bien-fondé de planter des arbres pour contrer l’érosion du sol.

Aujourd’hui, la forêt Larose est loeune des plus grandes forêts plantées de main d’homme en Amérique du Nord. On pourrait dire que le film d’animation « L’Homme qui plantait des arbres » aurait pu être tourné à Bourget !

Le spectacle tourne depuis presque une heure. Elle a passé très vite !
Mes oncles, René Drouin (boulanger) et Philippe Lefebvre (meunier), de concert avec plein d’autres entrepreneurs locaux, font de Bourget un village dynamique.

À une époque, on y retrouvait médecin, moulin à scie, entrepreneur en pompes funèbres, chocolatier, magasin général, usine de fabrication de liqueurs douces, restaurant, rand hôtel (le Royal), vendeur d’équipements agricoles, fromagerie, etc.

Nous arrivons à la fin du spectacle. Nous avons droit à la chanson thème du 125ième interprétée magistralement par le baryton Luc Lalonde en compagnie de Pierre Hurtubise, Huguette Lalonde et Denise Marcil. Cette chanson de Félix Saint-Denis et Brian St-Pierre, est venue « chercher » les spectateurs.

Le tout se termine par la chanson thème de L’Écho doeun peuple sous les applaudissements nourris de l’assistance.

Félicitations à l’équipe du 125ième de Bourget, à Félix Saint-Denis et à toute son équipe. Vous avez encore une fois réussi à réanimer la fierté d’être Franco-Ontarien.

À quand le retour du méga-spectacle de L’Écho doeun peuple à la ferme Drouin’ En espérant que l’arrivée du parc aquatique Calypso et une bonne publicité permettra à de nombreux Québécois de découvrir qu’il y a un peuple francophone en Ontario doté doeune riche histoire.

André Chabot est agriculteur retraité et ancien président de lOEUnion des cultivateurs franco-ontariens (UCFO).

Une réflexion au sujet de « L’Écho au 125ième de Bourget: Petit ruisseau deviendra grand! »

  1. mischler-bourdeau,francine

    VERGERS DES PINS (Paul Doran & son propriétaire)
    Un site enchanteur…à en faire rêver plus d’un.
    J’ai visité et savouré plus de tous les petits coins paisibles,ensoleillés et bien entretenius par le propriétaire et ses aides.
    UN VRAI « HAVRE DE PAIX » qui vaut la peine d’être vu et exploré pour y apprécier le calme avec ravissement.
    Merci de faire de l’Ontario des coins réservées à TOUS et en français EN PLUS.
    J’y reviendrai cueillir mes pommes, le miel et raisin et savourer ce jus de pommes savoureux et invitant comme son propriétaire.

    Bons messages et MERCI encore !!!

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