Le 15 juin 2005

L’Union culturelle des Franco-Ontariennes ? toujours aussi dynamique!

Par Nadia Carrier*, collaboration spéciale


L’Union culturelle des Franco-Ontariennes a tenu sa 29ième assemblée générale annuelle du 10 au 12 juin dernier à Bearbrook Farm à Navan dans l’Est de la province. Sous le thème, Unissons nos forces pour l’avenir, le congrès a accueilli pas moins de 150 Franco-Ontariennes, représentantes d’une trentaine de cercles locaux répartis dans l’ensemble de la province.

Un peu d’histoire commune avec l’UCFO
Même si on ne parle que de la 29ième assemblée générale annuelle de l’Union culturelle des Franco-Ontariennes, l’origine de cette organisation remonte à près de 70 ans. En effet, le 25 janvier 1936, dans le cadre du 2ième congrès de l’Union des cultivateurs franco-ontariens de Kent et Essex, le premier cercle des fermières de l’Ontario voyait le jour sous le nom de l’Union des fermières de Kent et Essex qui était alors considéré comme l’auxiliaire de l’Union des cultivateurs franco-ontariens de Kent et Essex.

L’année suivante, c’était au tour de Clarence Creek et de Wendover dans l’Est ontarien à voir naître deux autres cercles qui sont aussi affiliés à l’Union des cultivateurs franco-ontariens.

À la base, l’Union catholique des fermières de l’Ontario est l’association visant à regrouper toutes les femmes et les jeunes filles des paroisses rurales de l’ensemble de la province et a pour but de travailler au progrès religieux, moral, social, économique et techniques des femmes de la campagne. Elle coopère avec l’Union des cultivateurs franco-ontariens au relèvement de la classe agricole par le développement intellectuel des familles rurales et à l’amélioration de leur bien-être matériel et prend à c’ur les intérêts professionnels des femmes en milieu rural.

Jusque dans les années 60, l’Union catholique des fermières de l’Ontario conserve le statut de section féminine de l’Union des cultivateurs franco-ontariens tout en conservant son autonomie. Toutefois, les deux organisations s’éloignent graduellement et en 1969, l’Union catholique des fermières de l’Ontario devient officiellement l’Union culturelle des Franco-Ontariennes accueillant aussi des femmes provenant du milieu urbain dans ses rangs.

Aujourd’hui, les objectifs de l’organisation sont exprimés comme suit: promouvoir l’épanouissement de la femme au sein du foyer et dans la société; développer parmi ses membres l’esprit d’entraide, de justice et de charité; promouvoir la culture française; sensibiliser les femmes à l’importance d’assumer leurs responsabilités dans une société en continuel changement; améliorer la situation de la femme par l’information et la formation.

L’artisanat
Tout au cours de l’évolution, l’esprit d’entraide s’est développé chez les membres de l’Union culturelle, surtout par le biais de l’artisanat. À cet égard, afin de valoriser leur talent, de mettre en marché et de vendre leurs oeuvres artisanales, des artisanes de l’Union culturelle fondèrent en 1996, La Coopérative des artisanes de l’UCFO inc.

La mission de la coopérative est de promouvoir et de vendre l’artisanat traditionnel et contemporain des membres favorisant ainsi leur développement socio-économique. La coopérative compte actuellement 62 membres et oeuvre dans plusieurs secteurs tels la couture, la broderie, le tricot, les courtepointes ou le tissage. La coopérative opère différents kiosques lors d’événements ou d’activités spéciales en plus d’avoir un point de vente permanent depuis 2003 à Notre-Dame-du-Laus près de Maniwaki au Québec.

Les artisanes entendent bien développer leur coopérative et à cet effet, elles ont effectué l’évaluation de leur organisation ainsi qu’une étude de marché. Le travail a été effectué par l’Art du développement qui en la personne de Madame Ethel Côté, est venue présenter, à l’assemblée générale les résultats de l’étude de marché en plus de quelques recommandations qui permettront sans aucun doute à la Coopérative des artisanes de déployer des stratégies de recrutement, de production et de mise en marché efficaces en vue d’augmenter le volume de vente permettant ainsi le développement socio-économique de ses membres.

La formation et l’information
L’Union culturelle des Franco-Ontariennes est organisée en 6 régionales: Cochrane-Kapuskasing-Hearst, Prescott-Glengarry-Cornwall, Russell-Carleton-Stormont, Sudbury-Nippissing, Timiskaming-Timmins et Windsor-Essex-Kent qui regroupent un peu plus de trente cercles locaux. Chaque cercle organise ses propres activités, seul ou en collaboration avec des cercles voisins.

Au niveau provincial, chaque présidente et vice-présidente en plus de six membres élues à la présidence, aux deux vice-présidences, au secrétariat et enfin aux deux autres postes de directrices provinciales forment le Comité de direction provinciale qui voit au bon fonctionnement de l’organisation au niveau de la province. Grâce au niveau provincial, les cercles locaux peuvent bénéficier d’un appui pour la représentation au niveau politique en plus d’activités de réseautage.

En somme, les objectifs du mouvement sont demeurés constants au fil des ans. Même si l’artisanat est demeuré au centre des activités des membres, il est plutôt perçu comme un moyen d’expression privilégié. Il ne faut toutefois pas limiter l’action et l’impact de l’organisation à ce seul secteur d’activités. Par la formation et l’éducation qu’elle offre à ses membres, l’Union culturelle répand bien plus que des techniques d’artisanat.

*Nadia Carrier, directrice générale à l’Union des cultivateurs franco-ontariens, est agroéconomiste de formation.

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