Le 5 août 2005

La capacité d’abattage au Canada continuera de croître

Par Agricom


La capacité d’abattage continuera de croître au Canada, malgré la réouverture de la frontière américaine aux bovins vivants de moins de 30 mois, soutient Ted Haney, président de la Canada Beef Export Federation (CBEF).

Alors que les bovins canadiens ont été interdits d’importation aux États-Unis pour plus de deux ans suivant la découverte d’un premier cas d’ESB en Alberta en 2003, les usines d’abattage au Canada ont dû faire face à un volume accru de bovins et ont réagi en élargissant leur capacité d’abattage, la concurrence américaine étant temporairement suspendue.

De nombreuses compagnies et coopératives canadiennes d’abattage ont indiqué leur intention de continuer ou de compléter leurs plans d’expansion, indique la CBEF. C’est qu’elles perçoivent qu’elles ont un avantage concurrentiel accru qu’elles n’avaient pas avant mai 2003.

La situation s’est compliqué pour l’exportation des bovins avec de nouveaux protocoles plus exigeants et plus compliqués qui immanquablement accroissent les coûts par tête et le risque de refus non payés, rendant d’autant plus avantageux l’abattage au pays, croit Ted Haney.

L’accès au marché d’abattage américain a quand même un effet bénéfique: il sert à stabiliser les prix. L’accès à ce marché fournirait une base sous laquelle le prix des bovins ne pourra pas tomber, analyse Ted Haney.

Et le volume d’exportation des bovins vivants pour abattage aux États-Unis, ceux qui ont moins de 30 mois, est relativement faible, ne représentant qu’environ 15% de l’offre disponible au Canada.

Mais au-delà des questions de concurrence qui avaient amené une plus grande concentration de l’abattage et de la transformation, avec les emplois et la plus-value, vers les États-Unis dans les années 80 et 90, on se préoccupe davantage maintenant des menaces protectionnisme américain. On l’a clairement vu avec l’affaire de R-CALF au Montana, les tarifs injustifiés sur le blé et le bois d’oeuvre.

« Nous devons être en mesure faire la transformation des animaux vivants en aliments ici même au Canada? car l’envoi de bétail vivant est plus susceptible à déclencher des représailles commerciales », soutient M. Haney.

Le Canada a vu sa capacité nominale d’abattage s’accroître d’un niveau de 4,5 millions de têtes à environ 5 millions prévu pour la fin de 2005, et elle devrait atteindre 5,2 millions à la fin de premier trimestre de 2006. À 90% d’utilisation, on s’attend à ce que la capacité nationale de transformation soit de 4,7 millions de têtes soit près d’assurer l’autosuffisance nécessaire pour le pays. Et, il y a des indicateurs économiques qui indiquent que les transformateurs pourraient très bien aller au-delà de ce niveau pour prendre des marchés d’exportation de viande, soutient Ted Haney.

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