Volume 35 Numéro 07 Le 17 novembre 2017

La deuxième phase du Programme d’investissement pour les fermes laitières sera la dernière


La période de demande pour la deuxième phase du Programme d'investissement pour les fermes laitières devrait débuter dans quelques mois et ce sera la dernière chance d'appliquer.

Par Chantal Quirion


Les  producteurs laitiers qui souhaitent bénéficier du Programme d’investissement pour les fermes laitières (PIFL) doivent être prêts à déposer leur demande. La phase 2 du PIFL sera ouverte dans quelques mois et se sera la dernière. La période d’admissibilité des projets est rétroactive au 1er août 2017 et s’étend jusqu’en 2022. C’est donc dire que les projets pourront se terminer dans la 4e et 5e année du programme.

Des 250 M$ de l’enveloppe globale allouée à ce programme quinquennal, 98 M$ ont été prévus pour cette deuxième et dernière phase. La somme de 129 M $ a été allouée à la phase 1. La différence de 23 M$ entre le total et ces deux montants correspond aux frais d’administration.

Le PIFL

Il faut se souvenir que le 1er août dernier, le ministre fédéral  de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire Lawrence MacAulay  a procédé à l’annonce officielle du PIFL, initiative visant à aider les producteurs laitiers du Canada à être plus performants en procédant à des travaux d’amélioration et de modernisation au sein de leur entreprise. Le gouvernement du Canada mettait en place cette mesure pour aider à compenser les pertes pressenties dans le secteur laitier avec la mise en oeuvre  de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne.

Phase 1

La période de soumission à la phase 1 du Programme d’investissement pour les fermes laitières a été fermée dans l’espace de quelques jours en août dernier. Ouverte le 22 août, Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) en annonçait la fermeture le 29 août. La période était rétroactive au 10 novembre 2016 et s’étalait jusqu’au 31 mars 2020 pour les gros projets. Les projets de moins grande envergure devaient présenter un échéancier se terminant au plus tard le 31 mars 2019.

Pour cette première phase, 2 500 projets ont été reçus de partout au Canada.

« Agriculture et Agroalimentaire Canada fait présentement l’évaluation des projets reçus. Nous avons l’intention d’envoyer une mise à jour aux demandeurs dans un délai de 100 jours ouvrables suivant la date de soumission », dit-on à AAC.

La répartition du budget entre les provinces se fera par ailleurs en fonction du quota, ce qui signifie que le Québec et l’Ontario obtiendront la majeure partie de ce 129 M$. Selon les chiffres fournis par la Commission canadienne du lait, en date du 1er août 2017, les producteurs laitiers de l’Ontario détenaient 32 % du quota de lait national et  les producteurs du Québec en détenaient 37 %.

Selon AAC,  la valeur globale des demandes actuellement à l’étude est de 268 millions de dollars. Aussi, la valeur moyenne des demandes actuellement à l’étude se chiffre à 34 316 $ pour les « petits » projets et à 191 373 $ pour les  « gros » projets.

Les projets retenus pourront obtenir jusqu’à 50 % du montant de l’investissement, soit jusqu’à concurrence d 60 000$ pour les petits projets et jusqu’à un montant maximale de 250 000 $ pour les gros projets.

En cours d’analyse, lorsque le montant des demandes atteindra 129 M$ les demandes suivantes seront mises sur une liste d’attente. Il peut toujours arriver que chemin faisant,  quelqu’un se désiste ou qu’aux finales, un projet ne se qualifie pas. Ceci donnerait la chance à quelques autres. Toutefois, ces demandes ne seront pas transférées à la phase 2.

 

Les producteurs laitiers intéressés doivent donc se tenir prêts pour l’ouverture de la phase 2 dont la date devrait être dévoilée incessamment.

Les demandes seront reçues selon le principe du premier arrivé premier servi.

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