Volume 27 Numéro 13 Le 3 mars 2010

La FCEI travaille pour que les programmes de gestion du risque d’entreprise soient améliorés

Par Virginia Labbie, Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI)


Figure 1: Comment évaluez-vous les aspects du programme Agri-stabilité suivants’ Source: FCEI, 2010.

Les gouvernements se sont encore réunis ce mois-ci dans l’objectif de discuter des programmes de gestion du risque d’entreprise (GRE). Les résultats ne sont pas fameux: plus de questions chez les producteurs, moins de réponses, et un manque d’initiative de la part du gouvernement.

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a déclaré dans une lettre ouverte destinée aux ministres de l’Agriculture qu’il était temps de faire bouger les choses. Les ministres revoient les programmes de GRE depuis le mois de juillet 2008, mais il n’y a pas encore eu de véritables changements.

C’est pourquoi la FCEI a entrepris une nouvelle étude sur le programme Agri-stabilité.

Le tout dernier sondage que la FCEI a mené dans le cadre de cette recherche a permis à près de 1100 membres agriculteurs de part et d’autre du Canada d’évaluer certains aspects du programme Agri-stabilité.

Comme dans le cas du Programme canadien de stabilisation du revenu agricole (PCSRA), les membres ont identifié quelques éléments problématiques au sein du programme Agri-stabilité, tels que l’inefficacité du service à la clientèle, l’énorme volume de paperasses complexes, le manque d’opportunité et de prévisibilité, etc.

Par exemple, 65% des répondants ont indiqué que la prévisibilité du soutien financier est médiocre.

Quelles sont les prochaines étapes’ Les gouvernements ont annoncé leur intention de consulter l’industrie dans les prochains mois en prévision de leur rencontre annuelle de l’été qui se passera à Saskatoon, en Saskatchewan.

Cela laisse une petite marge aux producteurs pour fournir des commentaires au sujet de la programmation actuelle ainsi que des idées quant à ce qu’il faut vraiment.

Étant donné les problèmes que le secteur du bétail connaît, les producteurs ont besoin d’un programme qui soit mieux adapté que celui d’aujourd’hui qui ne traite pas les besoins immédiats des producteurs suffisamment vite.

Un membre agriculteur de la FCEI a très bien résumé la situation: « Les programmes qui sont élaborés par le gouvernement doivent pouvoir être utilisés par ceux qu’ils concernent. »

Si le gouvernement ne peut résoudre nombre des problèmes globaux qui ont eu un impact sur le secteur de l’agriculture, il peut en tout cas prendre des mesures en vue d’améliorer l’environnement fiscal et réglementaire dans lequel oeuvrent les propriétaires d’exploitations agricoles. D’autre part, il peut concevoir des programmes comme Agri-stabilité qui soient mieux adaptés aux agriculteurs.

Les outils de gestion du risque d’entreprise sont de dernier recours, mais ils doivent être efficaces quand les producteurs en ont besoin.

C’est pourquoi ils doivent être transparents, accessibles, prévisibles et opportuns. En effet, comme tous les autres chefs d’entreprise, les producteurs souhaitent tirer un profit du marché et non de leur boîte aux lettres. C’est exactement ce que la FCEI continuera de réclamer.

Virginia Labbie est analyste des politiques à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante. Elle est joignable à virginia.labbie@fcei.ca

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