Volume 35 Numéro 10 Le 19 janvier 2018

La Ferme Frédéric, traite robotisée dans étable entravée


La Ferme Frédéric à Treadwell dans l'eest ontarien est l’une des rares à posséder trois robots de traite Roboléo pour stabulation entravée.


Luc Fredette ouvrait les portes de sa ferme, le 8 janvier dernier à Treadwell dans l’Est ontarien. Son entreprise, la Ferme Frédéric, est l’une des rares à posséder trois robots de traite Roboléo. Certaines fermes en possèdent un ou deux, mais trois, c’est rare indique Jocelyn Lemay, représentant de Milkomax, la compagnie québécoise qui a conçu et qui fabrique le Roboléo. Rappelons que le Roboléo est le seul robot de traite conçu pour la stabulation entravée.

Des centaines de visiteurs sont venus voir les robots à l’œuvre et ont pu constater combien les vaches sont adaptées à cette routine qui a été implantée à la Ferme Frédéric il y a un an et demi. Guidées par des bras de caoutchouc mousse, les vaches reculent dans l’une des trois unités de traite à intervalle fixe. Ces  dernières circulent dans l’allée centrale et se déplacent de stalle en stalle. À la Ferme Frédéric, la traite est effectuée trois fois par jour sur les 110 vaches en lactation.

« On faisait déjà la traite trois fois par jour et on n’a pas augmenté le troupeau, mais depuis la robotisation,  la production a augmenté de 4 à 5% », constate Luc Fredette. À son avis, la régularité du robot, comparativement à la pratique humaine serait l’explication de ces résultats. « On était trois pour la traite, mais on devait avoir chacun notre façon de faire. Avec le robot, c’est plus uniforme pour la vache. » La moyenne de production atteint maintenant 13 000  kg de lait par vache par année.

Avec la technologie, le travail est moins physique, mail il y a quand même toujours à faire. Robert, l’aîné de Luc ainsi que son neveu Marco travaillent à temps plein sur la ferme. Deux étudiants viennent une fin de semaine sur deux. Aussi, Mathis (11 ans) le fils cadet de Luc, malgré son jeune âge, se passionne déjà pour le métier et donne un précieux coup de main. Ce qui n’empêche pas Catherine (16 ans) et Félix (14 ans), de venir aider à l’occasion.

L’étable, grande et lumineuse a été construite en 2007. Le bâtiment de 332 pieds par 85 pieds doté d’une pouponnière permet d’accueillir les vaches en lactation et les sujets de remplacement, soit 250 têtes. L’ensemble des tâches est robotisé, incluant la distribution individuelle ou en groupe de la ration alimentaire. Dans la pouponnière, les veaux sont aussi alimentés par un distributeur électronique qui connaît leur régime alimentaire.

« On a toujours eu la robotisation pour l’alimentation », explique le propriétaire en montrant au plafond les capteurs qui permettent au robot de savoir devant qu’elle stalle il se trouve et comment ajuster la ration de base selon les besoins particuliers de l’animal. En fait, comme dans plusieurs fermes laitières, il y a eu beaucoup de modernisation depuis l’arrivée de la dernière génération. Luc Fredette a repris l’entreprise de son père, Raymond Fredette, en 1997.

Parmi les changements importants, la Ferme Frédéric a remplacé en 2017, la litière de copeaux de bois par une litière de fumier recyclé. C’est-à-dire que le fumier est recueilli, mélangé, chauffé et fermenté dans un composteur jusqu’à ce que sa composition et le taux de bactéries soient conformes aux standards. C’est, une bonne décision convient, M. Fredette en convenant toutefois que ce système demande une période d’adaptation, soit le temps de trouver la recette adéquate. En attendant, il a vu le taux de cellules somatiques augmenter. « Ça prend beaucoup de temps à ajuster le bon dosage », dit-il. Mais une fois obtenu, fait-il observer, tout va parfaitement bien, le taux de cellule redevient excellent et les vaches ont l’air vraiment confortables.

Comme pour l’ensemble des opérations, tout a l’air sur les rails comme l’on constaté les nombreux visiteurs qui ont apprécié l’invitation.

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