Volume 33 Numéro 04 Le 09 octobre 2015

La Ferme l’Artisan, un petit coin de paradis


Les copropriétaires du verger la Ferme l’Artisan, Audrey Lizotte et Mireille Leroux.

Par Chantal Quirion, journaliste


Elles nous promettent un cidre fa-bu-leux! Avec leur bourse du Fonds de la relève de l’UCFO, Audrey Lizotte et Mireille Leroux, copropriétaires du verger la Ferme l’Artisan à Fournier, pourront s’outiller pour procéder aux premiers essais. Elles pourront faire l’acquisition d’une presse destinée à produire leur cidre pétillant. Le chemin qui mènera à l’embouteillage de ce nectar finement élaboré risque d’être long et ardu, mais qu’importe, le défi est stimulant pour ces deux jeunes femmes qui ont épousé le métier d’agricultrice en seconde noces. En attendant, les propriétaires partagent leur petit coin de paradis avec les visiteurs qui viennent pour l’autocueillette des pommes ou faire le plein de citrouilles et de courges.

Audrey qui est originaire de la Gaspésie a d’abord obtenu un diplôme universitaire dans le domaine des arts et de la communication avant de s’aventurer en agriculture sur le Campus d’Alfred. Mireille, quant à elle, a renoué avec ses origines agricoles après un détour qui l’a mené à l’Université de Moncton d’où elle a obtenu son diplôme en loisirs et tourisme. C’est également sur le Campus d’Alfred qu’elle est allée chercher la formation dont elle avait besoin pour atteindre ses nouvelles ambitions. Les deux jeunes femmes ont tout laissé derrière elles, carrières et maison, pour effectuer ce retour aux études avec le désir de se tailler une place dans le secteur de l’agrotourisme.

À la fin de leurs études à Alfred, elles se destinaient à la culture des fines herbes et des légumes, ce qui les amena au verger en raison de sa terre sablonneuse. Elles en devinrent les nouvelles propriétaires en 2014 pour finalement verser dans la pomiculture.

Elles ont transformé l’ancienne écurie en boutique et aménagé quelques coins du verger pour qu’il devienne un lieu agréable à séjourner pour les familles, une expérience champêtre qui s’avère une valeur ajoutée à l’autocueillette.

Parallèlement, Mireille a rejoint son père dans l’entreprise avicole à Saint-Isidore alors qu’Audrey travaille à son compte en communication.

« Nos emplois à l’extérieur nous permettent d’investir dans notre entreprise et cette bourse de 5 000 $ représente un gros montant dans notre année. »

Une chose est certaine, elles ne regrettent pas leur choix.

« C’est une façon de se dépasser, de s’accomplir », indique Audrey. « C’est être entrepreneur finalement », complète Mireille.

 

 

 

 

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