Volume 35 Numéro 22 Le 17 août 2018

La Ferme Lavigne de Ste-Anne-de-Prescott ou la satisfaction d’un projet rondement mené


Les enfants: Adèle, Flavien, Vercin et Isakiel sont entourés de Jean-Pierre, Alain, Rachel et Shana Lavigne lors de leur journée Portes ouvertes.

Par Chantal Quirion


Ça brillait de partout dans la nouvelle étable de la famille Lavigne lors d’un rassemblement organisé le 10 août dernier pour marquer la fin d’un gros projet d’expansion. À Ste-Anne-de-Prescott, Alain et Rachel, leur fils Jean-Pierre et son épouse Shana qui sont propriétaires de l’entreprise familiale ainsi que la dernière génération : Adèle, Vercin, Isakiel et Flavien accueillaient des centaines de personnes venues les saluer à l’occasion de cette journée portes ouvertes.

Dès le premier regard, l’effet spacieux et la luminosité qui se dégage du bâtiment séduisent. À l’intérieur, les vaches semblaient ruminer le bonheur. Plusieurs couchées sur leur épais lit de sable affichaient un confort certain alors que d’autres se déplaçaient presque nonchalamment vers l’un des quatre robots de traite. C’est là un aspect majeur du changement entrepris à la Ferme Lavigne. On est passé de la traite conventionnelle à la traite robotisée et de la stabulation entravée à la stabulation libre. La taille du troupeau a également fait un bon important d’une cinquantaine de vaches de plus en lactation. Il s’en trait présentement 173 sujets avec une moyenne de production de 41 kg par vache. Le troupeau avoisine les 230 sujets.

Avec ses immenses panneaux, le système de ventilation naturelle donne l’impression d’être à l’extérieur avec l’avantage non négligeable d’offrir une fraîcheur appréciable malgré la chaleur qui peut sévir dehors. Les ventilateurs y contribuent, mais l’installation de deux lignes de brumatisateurs qui projettent de fines colonnes de gouttelettes d’eau d’un bout à l’autre du bâtiment y contribue.

Deux lignes de brumatisateurs projettent de fines colonnes de gouttelettes d’eau d’un bout à l’autre du bâtiment.

Les animaux ont l’air bien et les propriétaires sont heureux de cette réalisation. De façon générale, chacun à sa façon dit que cela ne diminue pas nécessairement la tâche, mais que cela change la manière de travailler tout en offrant un contrôle accru sur la production.

Alain Lavigne souligne qu’il avait peur d’avoir du mal à intégrer toutes les nouvelles technologies, mais qu’aux finales, les avantages sont nombreux, grâce au système de surveillance, notamment.

« Les caméras fonctionnent 24 heures sur 24. Avec ça tu ne manques pas une chaleur, c’est fantastique. La conception s’est améliorée, la rumination aussi. Ce sont tous des outils qui font que tu travailles différemment », explique M. Lavigne.

Dans le bureau, Shana Lavigne installée devant les écrans explique qu’il a fallu consacrer du temps à l’apprentissage, mais que cela une fois fait, c’est un acquis.

 

Shana Lavigne dans le bureau équipé des dernières technologies.

« Ce n’est pas la même routine. Il faut s’adapter au nouveau style d’entreprise », dit-elle.

Hormis les propriétaires, la Ferme Lavigne emploie deux employés à temps plein, Manon Dicaire et Zackary Houle ainsi que plusieurs employés à temps partiel.

« Et la fin de semaine, les quatre enfants viennent aider », mentionne Shana en expliquant que les plus grands aident les plus petits pour les tâches plus complexes.

D’autres travaux sont en cours dans l’ancienne étable que l’on a gardée pour les veaux. Un système d’alimentation électronique viendra optimiser les opérations ainsi que d’autres outils modernes. Mais rien d’inutile ou d’extravagant, estime Paul Lanthier qui a signé cette construction. Tout a été fait dans un esprit de simplicité et d’efficacité, soutient-il.

« C’est une belle étable. Tout est simple été facile», commente l’entrepreneur Paul Lanthier qui a réalisé la nouvelle construction.

« C’est une belle étable. Tout est simple été facile. Il n’y a pas de bébelles qui ne servent pas. C’est une étable pour faire du lait », commente l’entrepreneur en construction avec son langage coloré. « Ce que je veux dire, ce n’est pas parce que tu as des roues chromées que ton auto va mieux. »

L’étable fait 300 pieds de longueur par 135 pieds de largeur, auxquels s’ajoute la laiterie à l’avant sur 40 pieds. Le  plafond cathédrale avec son revêtement blanc et lustré reflète la lumière et contribue aussi au sentiment d’immensité. La plus grande partie de l’espace comprend des logettes disposées sur quatre rangées, sauf une partie aménagée pour les vaches qui nécessitent une attention particulière. Celles-ci qui profitent d’un enclos commun tapissé d’un épais lit de paille. Sur sable ou sur paille, elles ont toutes l’air confortables et des investissements ont été faits pour l’installation de matelas de caoutchouc dans les allées et les logettes.

 

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