Technologie agricole

La Ferme Morrisbel ouvre ses portes le 9 novembre!


La famille Morris, propriétaire de la Ferme Morrisbel. De gauche à droite : Jeffrey, Denis, Claudette et Jonathan. Photo : Roxanne Lormand

Par Roxanne Lormand
[email protected]ournalagricom.ca


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La Ferme Morrisbel situé au 3479 chemin Canaan à Sarsfield dans l’Est ontarien ouvrira ses portes au public le 9 novembre prochain de 10 h à 15 h. Denis Morris, sa femme Claudette et ses deux enfants sur la ferme Jeffrey et Jonathan seront sur place pour accueillir les visiteurs.

La nouvelle étable

Le nouveau bâtiment de la famille Morris mesure 133 pieds x 300 pieds, ce qui couvre un acre de terrain.

« En juillet 2018, la construction a débuté, pour se terminer en décembre, juste avant les fêtes. L’entrepreneur avait dit qu’il était pour finir en décembre et il a fini en décembre, il était vraiment incroyable », a expliqué en détail Claudette. « On a emménagé le 19 février. Ça a bien été. »

« Pour la porte ouverte on espère que pas mal tout sera fini », rajoute-t-elle. L’alimentation des bêtes est faite présentement par les hommes, mais un système d’alimentation « Lely Vector » devrait bientôt être en place. Lors du passage d’Agricom, la piste était en place. Denis a bon espoir que le robot sera probablement installé et fonctionnel d’ici le 9 novembre.

La nouvelle étable mesure 133 pieds x 300 pieds et couvre un acre de terrain. Photo : Roxanne Lormand

Le reste de la grange est prêt. La vieille grange est également déjà modifiée pour permettre une stabulation libre aux jeunes veaux qui restent dans celle-ci.

La famille Morris a agrandi pour pouvoir doubler sa capacité comme l’explique Denis. « On fait encore la traite de 100 vaches, mais avec espoir de monter à 155 prochainement. On pourrait monter jusqu’à 200, mais il faudrait enlever les autres taures. » La possibilité est cependant présente pour le futur avec la relève de Jeffrey et Jonathan. La nouvelle étable comporte trois robots en ce moment, ce qui est suffisant pour 155 vaches en lactation. « On est toutefois installé pour quatre, si jamais on veut aller à 200 vaches », soutient M. Morris.

Le transfert et la production

La journée de la transition n’a pas été facile pour la famille. Heureusement ils ont pu compter sur une quinzaine d’amis et de membres de la famille pour les aider à transférer les vaches. Les premières traites ont été plus longues avec le nouveau système de robots que les vaches ne connaissaient pas. La production a évidemment pris un coup.

 « On a pris une débarque de 1000 litres tout de suite en partant. Ça a duré deux semaines. Pour nous cela a bien été quand même, car on s’attendait au pire et on s’était préparé au pire », précise Denis le producteur de 62 ans. « Un mois plus tard pas tout à fait on a été au Farm Show à Ottawa les trois, on est parti à 9 h le matin et on est revenu à 8 h le soir. Il y avait 65 vaches qui avaient passé trois fois par jour tout seul dans les robots. »

Seulement une dizaine de vaches ne comprenaient pas qu’elles étaient en stabulation libre. « Elles restaient couchées dans le sable confortablement et beuglaient lorsqu’on passait les soigner ; il fallait aller les pousser un peu », se souvient Denis.

« À part de ça, après deux mois on était au ciel. »

Auparavant dans l’étable conventionnelle Denis et ses fils effectuaient seulement 2 traites par jour. Maintenant la moyenne du troupeau est de 3,2 traites par jour. Le producteur explique : « … à trois traites, la production a augmenté ; on ship un 1000 litres de plus que ce qu’on shippait avant. » Un investissement qui s’avère payant pour la production laitière de l’entreprise.

De plus, un changement pour la ferme c’est les litières de sables au lieu de matelas comme l’ancienne étable. Denis et ses garçons ont interrogé plusieurs autres agriculteurs sur la question. « On a commencé avec le sable et on s’est dit qu’on pourrait changer au pire après, » dit Denis. Les désavantages des matelas retrouvés dans l’ancienne bâtisse étaient assez clairs pour l’entreprise. « Si tu attends trop pour les changer, les vaches peuvent être moins confortables et la production va diminuer. Tandis qu’avec le sable, on en rajoute tous les mois, donc ça revient toujours à 100 %. »

Le choix de la litière de sable pour le confort des vaches s’est avéré un excellent choix pour l’entreprise qui a vu un impact majeur sur sa production et en particulier une baisse de son taux de cellules somatiques. Photo Roxanne Lormand

Un avantage du sable, c’est le taux de cellules somatiques. « On a vu les cellules somatiques couper en deux. Avant on était à 300, là c’est 150 à 170. C’est un gros changement. Quand on a décidé d’aller au sable, c’était dans l’idée de faire baisser nos cellules (taux de cellules somatiques) », relève M. Morris.

Un brin d’histoire

Les enfants de Claudette et Denis sont la 4e génération d’agriculteurs. Ils ont aussi une fille Jennifer, qui ne travaille pas à la ferme. Le père de Denis est né « deux miles plus loin » sur la première ferme des Morris. En 1948, le grand-père de Denis a acheté 100 acres de terrain où la ferme actuelle se trouve, dans le but d’agrandir. En 1954, son père s’est marié et est venu s’établir sur cette terre sur le chemin Canaan. Denis et son épouse ont acheté en 1987.

Depuis 2015, la famille désirait agrandir afin d’avoir un peu plus de place, de liberté et de facilité, tout en modernisant les installations et les équipements. « Et plus ça avançait avec les années plus on sentait une pression de passer à la stabulation libre au lieu du système attaché et ensuite les robots devenaient populaires », a expliqué Jonathan.

Jonathan raconte aussi qu’il est fier d’avoir attendu pour agrandir en stabulation libre avec les robots et les nouvelles technologies ; c’est un bon choix pour la ferme. « On est en bonne position pour là malgré que le futur change tellement vite ».

Jeffrey et Jonathan, qui ont été au collège d’Alfred et ont chacun une famille bien remplie et souhaitent bien entendu reprendre totalement la ferme familiale. Pour l’instant, Denis, Claudette, Jeffrey et Jonathan sont tous partenaires à parts égales de l’entreprise. La relève des deux hommes a joué dans la balance pour la décision de la nouvelle construction. « Sans Jonathan et Jeffrey on n’aurait pas agrandi », confirme Claudette. Denis et Claudette peuvent aussi compter sur 10 petits enfants qui prendront peut-être part à l’entreprise un jour.

La famille vous invite à son événement porte ouverte le samedi 9 novembre prochain afin de visiter leurs nouvelles installations, rencontrer leurs partenaires et venir poser vos questions.

La nouvelle étable est largement lumineuse grâce à la luminosité naturelle et est bien ventilée. Le système de surveillance de caméras et d’alertes 24 heures est aussi un avantage. Photo Roxanne Lormand

6 réflexions au sujet de « La Ferme Morrisbel ouvre ses portes le 9 novembre! »

  1. Nicole Bedard

    Un documentaire impressionnant, félicitations pour ce beaux projets familiale. Le futur promet pour les générations à venir grâce à beaucoup de travail. Quel belle example a donné.

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  2. Lucie Chénier

    Bravo pour cette nouvelle installation! Nous avons bien hâte de la visiter! C’est beau de savoir que les vaches se promènent librement!

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  3. Réjean & Pierrette Diotte

    Bravo pour ce beau travail et bonne continuité à Dennis, Claudette, Jonathan et Jeffrey et Cie!

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