Le 21 janvier 2004

La nouvelle étable de la ferme Mainville est presque terminée

Par Chantal Quirion


Vue de la nouvelle étable des Mainville située à St-Isidore. On peut reconnaître le caractère extensible de l’étable par l’aspect qui ressemble un peu à une moitié d’étable conventionnelle. Le point le plus élevé n’étant pas au centre mais plutôt au quart

C’est avec mitaines, tuque et foulard que les visiteurs parcouraient les nouvelles installations de la ferme de Suzie et Alain Mainville à St-Isidore le 8 janvier dernier. Frimas aux lèvres et café chaud à la main, ils furent nombreux à déambuler pour cette journée portes ouvertes où la famille Mainville les accueillit. La nouvelle étable, à quelques jours d’être terminée, rencontre les standards les plus élevés en matière du code du bâtiment, d’environnement et de salubrité. Yves Choinière de la firme de consultants qui porte son nom et responsable de ce projet, était sur les lieux pour répondre aux questions techniques.
Depuis plus de trois ans, l’idée d’une nouvelle étable trottait dans la tête du couple Alain et Suzie Mainville. Ici et là, ils achetaient du matériel d’occasion qui pourrait éventuellement leur servir. Puis, il y a près d’un an, ils se sentirent prêts à passer à l’action. Encore, fallait-il s’adjoindre l’expertise d’une équipe compétente pour la planification et la construction. C’est à la firme de Consultants Yves Choinière Inc que fut confié ce mandat.

Les Mainville avaient déjà une bonne idée de ce qu’ils voulaient. De l’étable à stabulation entravée qu’il possédait, il s’orientait vers un changement majeur en voulant construire une étable à logettes et offrir à son troupeau, la stabulation libre.

Néanmoins, Yves Choinière leur conseilla d’effectuer de nombreuses visites avant de prendre quelques décisions que ce soit. Pour monsieur Choinière, les visites sont essentielles pour déterminer avec précision les besoins et les attentes de ses clients. C’est la première étape du processus.

S’amorce ensuite la deuxième étape, l’évaluation des coûts qui permettra de négocier le financement. En fonction de ce dernier, l’on réajustera le tir au besoin. « Il faut souvent réviser et adapter, mentionne Yves Choinière. C’est un peu comme faire l’épicerie. Quand on a beaucoup d’argent, il n’y a pas de problèmes mais lorsque le budget est restreint il faut couper dans le superflu et parfois changer de menu ». Ceci dit, cette firme se fait un point d’honneur à ne jamais entreprendre de travaux sans avoir la certitude de rencontrer les possibilités financières du client.

Ces deux étapes terminées, Alain et Suzie Mainville optaient pour une étable à stabulation libre avec système de raclettes pour le fumier, ventilation naturelle et salle de traite double-6, le tout agencé autour d’un concept assez particulier: l’expansibilité. Ce concept, basé sur la planification du développement, propose une structure où tout est pensé en fonction d’un éventuel agrandissement. Agrandissement qui le cas échéant, permettra d’intégrer la relève ou simplement d’accroître le troupeau.

Chez les Mainville par exemple, toutes les installations sont à la droite de l’allée d’alimentation. Sur la gauche il n’y a qu’un mur que l’on pourra défoncer en temps voulu pour ajouter une rallonge sans modifier le reste de l’étable. Vu de l’extérieur, cela ressemble un peu à une moitié d’étable conventionnelle. Le point le plus élevé n’étant pas au centre mais plutôt au quart du bâtiment.

C’est donc en août dernier que s’amorçait le début des chantiers pour lesquels l’ingénieur et stagiaire chez Yves Choinière, Gabriel Denicourt était nommé responsable, alors que la gestion du projet était attribuée à l’ingénieur Christian Lemay de la même firme.

Les Mainville se référèrent aux listes comparatives fournies par la firme pour sélectionner l’ensemble des entrepreneurs qu’ils choisirent en majeure partie dans la région. L’automne pluvieux, pour ne pas dire le véritable « temps de cochon » comme le dit si bien Yves Choinière, a rendu la tâche difficile en transformant le chantier en véritable mare de boue. La construction avança quand même à bon pas et la famille Mainville participa très activement aux travaux.

L’achèvement de cette étable est une belle récompense pour la famille Mainville qui aura bientôt le plaisir d’essayer ses nouvelles installations et de voir les pensionnaires en prendre possession. Avec trois rangées de logettes (pour 72 vaches), un salon de traite à paliers double-6, et un chien mécanique pour les conduire, les vaches auront de quoi satisfaire leur curiosité. « D’après moi, quand elles vont rentrer pour la première fois, elles vont se dire que le bonhomme est tombé sur la tête! », dit en riant Alain Mainville qui a bien hâte à ce jour prévu pour la fin de janvier.

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