Volume 35 Numéro 22 Le 17 août 2018

La pluie sauve la mise


Si dans certaines régions du Québec comme le Lac-Saint-Jean et le Bas-Saint-Laurent il y a pénurie de fourrage, l’Est ontarien s’en tire relativement bien.

Par Chantal Quirion


Il était moins une pour qu’il pleuve enfin au début d’août après les périodes de chaleurs intenses sans la moindre goutte d’eau. Malgré tout, Dame Nature est intervenue juste à temps et dans l’ensemble, les récoltes ne seront pas catastrophiques.

Si dans certaines régions du Québec comme le Lac-Saint-Jean et le Bas-Saint-Laurent il y a pénurie de fourrage, l’Est ontarien s’en tire relativement bien. Plusieurs s’entendent pour dire que la première et la troisième coupe de foin ont été excellentes et pour plusieurs une quatrième coupe se préparait et semblait de bon augure. Si la majorité indique que le rendement n’était pas au rendez-vous pour la deuxième coupe, la qualité y était cependant.

« Pour le foin, la qualité était là pour la deuxième coupe aussi. Les analyses montrent une bonne teneur en fibre et une bonne teneur en protéines. Pour le rendement, dans la deuxième, la luzerne a été affectée par le manque d’eau », mentionne Philippe Duval, spécialiste en production végétale à La Coop Unifrontières.

« Le rendement était vraiment médiocre pour la deuxième coupe. La chaleur et le manque d’eau ont amené les plantes à maturité trop rapidement. La luzerne montrait des signes de stress et là où il devait y avoir des graminées, ça ne poussait pas», mentionne pour sa part, Alexandre Castonguay, producteur laitier. « En revanche, la troisième coupe est belle.»

Le maïs s‘en sort

« Depuis deux  ou trois semaines, on  reprend le dessus », indique Jovan Dozet, spécialiste en production végétale à Coop Embrun en faisant le bilan. « Pour les céréales, ç’a été plus ou moins. Les rendements sont plus bas  qu’à l’ordinaire. Pour le maïs ça va être moyen, mais il y a de grandes variations autant dans la maturité que le rendement. La pluie est arrivée à temps pour rescaper la situation. Ce sera une année moyenne », croit-il.

 « Le maïs a été soumis à un stress thermique, mais le développement racinaire va être meilleur», estime de son côté,  Philippe Duval.

Soya

Pour le soya, les espoirs étaient encore permis avec des fleurs encore à venir. La présence importante du puceron du soya et du tétranyque à deux points a cependant demandé un suivi aux champs très rigoureux. «C’est une année de challenge pour la lutte intégrée. D’habitude en août c’est relaxe. On inspecte les champs et on traite au besoin. Moi, c’est la première année que je traite avec un insecticide. Il faut trouver le seuil d’intervention», poursuit  Jovan Dozet en précisant que la présence du  tétranyque est normalement observée en serre, dans un climat chaud et humide. C’est donc dire combien le climat pourrait être qualifié de tropical cet été.

 « Le Soya c’est  beau à ce jour. Le puceron du soya a toutefois sévi dans plusieurs champs et les producteurs doivent être vigilants sur la détection», constate aussi  Alexandre Castonguay.

Dans le Nord-Est ontarien, notre correspondant Marc Dumont observait

«Ici le canola pousse très bien. Le soya aussi pour les gens qui l’ont semé. De ce que j’ai pu voir la sécheresse a surtout affecté le foin.»

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