Volume 29 Numéro 12 Le 17 février 2012

La présence Web des producteurs laitiers s’intensifie


Les Producteurs laitiers du Canada misent sur les réseaux sociaux et un nouveau site internet (notrelait.ca) pour redorer leur image. Photo : PCastonguay, APF

Par Pascale Castonguauy, Association de la presse francophone
journaliste@apf.ca


Les Producteurs laitiers du Canada (PLC) misent sur les réseaux sociaux et un nouveau site internet (notrelait.ca) pour redorer leur image. Lancé le 1er février, le site a pour objectif principal de démentir certains mythes qui circulent au sujet de la production laitière.

Les Producteurs laitiers du Canada est un organisme qui représente 12 965 fermes laitières au pays. D’ailleurs, certains des membres ont pris part du 31 janvier au 2 février à la Conférence annuelle sur la politique laitière.

Virage Web

Le nouveau site représente un des outils à notre disposition pour rejoindre les gens. « Si les fermiers ne racontent pas leurs histoires, les autres le feront. Et ceux-ci n’auront peut-être pas tous les faits en main pour raconter nos histoires. Donc, le site est l’un des outils que nous utiliserons pour raconter nos histoires et pour déconstruire les mythes au sujet du lait », explique le président des PLC, Wally Smith. Ce dernier s’attaque entre autres à la rumeur qui veut que le système de la gestion de l’offre entraîne un prix du lait au détail plus élevé qu’ailleurs. Il dément cette affirmation en citant qu’en Nouvelle-Zélande, le prix du lait au détail est plus élevé que celui au Canada.

L’utilisation des outils à leur disposition, tels qu’internet et les médias sociaux, pour faire connaître leurs histoires à succès ou pour se rapprocher de leurs clients, a été l’objet de la présentation de la porte-parole du Young Dairy Leaders Institute (YDLI), Christina Crowley. « Les médias sociaux et les sites nous permettent de communiquer avec les clients directement et c’est gratuit, il ne faut pas négliger ce nouvel atout du point de vue des communications », soutient-elle. N’étant pas étrangère à la réalité des producteurs laitiers puisqu’elle a grandi sur une ferme, celle-ci comprend que ce ne sont pas tous les fermiers qui ont le temps d’être présent sur les réseaux sociaux. « C’est vrai que ça peut demander du temps, mais pour ceux qui n’ont pas de temps à y consacrer, les PLC et le YDLI sont là pour vous aider. »

Nouveaux projets

D’ailleurs, l’organisme a annoncé le 1er février que les PLC entament un programme d’évaluation à la ferme des soins aux animaux. L’objectif de cette première phase du projet-pilote vise à déterminer les indicateurs à évaluer et quelles mesures utiliser, et ce, dans le but de faciliter la réalisation des autres étapes du projet-pilote.

Un autre des projets explorés par les PLC est d’essayer de trouver des façons de faire croître le marché du lait au Canada, et ce, dans le contexte du système de la gestion de l’offre. « Nous essayons de développer un plan plus détaillé d’ici juillet  afin qu’on sache si on doit offrir de nouveaux produits ou si c’est changer la façon de faire actuelle qui est la clé », poursuit M. Smith.

Cette conférence annuelle a également permis aux producteurs laitiers de rencontrer des représentants politiques afin de discuter de différents dossiers. « Plusieurs députés ont reconfirmé leur appui au système de la gestion de l’offre. Ce genre de rencontre nous donne l’occasion de discuter avec les nouveaux députés qui ne connaissent peut-être pas notre histoire et nous leur expliquons comment le système de la gestion de l’offre fonctionne et quels sont ses avantages pour les fermiers, les consommateurs et tout le monde dans l’industrie. »

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