Volume 28 Numéro 21 Le 6 juillet 2011

La relève agricole : de bonnes raisons d’être optimiste

Par Agricom
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Le 10 mars dernier, à Casselman, avait lieu un atelier de formation en français sur le transfert d’entreprises agricoles. A en juger par la participation de plusieurs entreprises importantes, on a le droit d’être optimiste quant à l’avenir de l’agriculture en Ontario français.

L’atelier était organisé conjointement par le Ministère de l’Agriculture de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario et l’Union des cultivateurs franco-ontariens.

Les deux générations ensembles

L’étape préliminaire à un transfert de ferme réussi est l’ouverture des communications intergénérationnelle est la mise en commun des buts et objectifs de chacun dans un processus de planification. Or, ce qui était remarquable à cette formation, c’est que les familles participantes réunissaient à la fois dans la même salle les jeunes de la relève et leurs parents. Jeunes et moins jeunes semblaient tous sur la même longueur d’ondes, ce qui indique que le dialogue intergénérationnel dans ces familles était déjà bien amorcé.

Selon M. Guy Maisonneuve, l’un des participants accompagné son épouse Danielle et de leur fils Miguel, il est important de donner dès le départ à ce dialogue un élan positif. « On oublie trop souvent de regarder d’abord les points forts de chacun des participants à l’entreprise. Si on commence par ne regarder que les faiblesses, le dialogue devient rapidement négatif. » Guy et Danielle en savent surement quelque chose puisque le transfert en préparation avec leur fils sera celui de la cinquième génération sur la terre ancestrale.

Structure d’entreprise et fiscalité

Tout au long de la journée, il y eu beaucoup de discussion sur les avantages et les inconvénients des diverses structures d’entreprise, les principales étant ; l’entreprise à propriétaire unique; les sociétés de personnes et les sociétés par action. « C’est un choix très complexe et très difficile à faire. Les avantages fiscaux à court et à long terme varient beaucoup. » a déclaré un autre participant. C’est pour cette raison que la plus grande partie de la journée a été consacrée surtout aux aspects techniques, financiers et fiscaux du transfert de ferme.

Les deux animatrices, Julie Poirier-Mensinga et Jennifer Stevenson toute deux du MAAARO, ont eut à répondre à des questions très pointues et à expliquer dans les détails les avantages et les désavantages de diverses façons de faire.

Beaucoup de temps a été consacré à l’analyse de la viabilité et de la rentabilité financière de l’entreprise, qui est la « clé de voute » d’un transfert réussi. En effet, une entreprise qui contrôle mal son flux de trésorerie ou sa capacité à assurer le service de la dette sans connaître précisément son actif net est très difficile à transférer à une prochaine génération. Cependant ce n’était visiblement pas le problème des entreprises participantes qui étaient soient membre du Groupement de gestion agricole de l’Ontario ou qui consultaient régulièrement un conseiller professionnel en gestion agricole.

Guy et Danielle Maisonneuve sont très conscients du fait qu’un transfert de ferme « ne se fait pas en deux ou trois semaines » comme il le dit. « C’est un processus qui s’étale sur plusieurs années mais il faut commencer tôt et se donner un bon plan écrit. » C’est pour cette raison que Danielle, Guy et leur fils Miguel comptent bien participer à l’atelier de deux jours « Faites fructifier les profits de votre ferme » , qui aura lieu à St-Isidore les 31 mars et 7 avril prochain. « L’atelier du 10 mars dernier à Casselman n’était qu’une première étape » a conclu M. Maisonneuve.

Tous les participants ont emportés avec eux un imposant manuel de ressources tout en français qui leur servira de guide tout au long de leur cheminement vers le transfert de l’entreprise.

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