Volume 28 Numéro 04 Le 6 octobre 2010

La vache sur le toit de Cheddar Et Cetera est-elle là pour rester?

Par André Dumont, collaboration spéciale


Photo archives Agricom.

Les astres semblent s’aligner pour que la saga de la vache sur le toit de l’épicerie fine Cheddar Et Cetera, à Orléans, connaisse une fin heureuse.

« On n’en entend plus parler », dit Réjean Ouimet, directeur général de la Fromagerie St-Albert, la coopérative propriétaire de ce commerce.

En janvier dernier, tout un battage médiatique avait eu lieu quand Réjean Ouimet avait alerté les journalistes à l’effet que la Ville d’Ottawa exigeait que la vache soit retirée du toit, sous peine d’une amende de 50 000$.

En plein pendant les Jeux Olympiques, l’affaire s’était transportée dans les médias nationaux, jusqu’à faire la première page du Vancouver Sun.

La pétition en faveur du maintient de la vache atteint presque 6000 noms, a confié Réjean Ouimet en entrevue avec Agricom. Les Producteurs laitiers du Canada et leur président Jacques Laforge ont aussi déclaré leur appui, dans une lettre à la Ville d’Ottawa.

Les dernières informations reçues faisaient état d’une possible étude de la Ville d’Ottawa, qui serait conclue en décembre. Toutefois, rien n’indique que l’étude n’ait été entamée.

La vache a le soutien du conseiller municipal Bob Monette. En ces temps de campagne électorale municipale, aucun politicien d’Ottawa ne voudra porter l’odieux de l’application d’un règlement municipal qui forcerait le retrait d’un symbole auquel la communauté franco-ontarienne est attachée.

« Je souhaite que la vache reste, dit Réjean Ouimet. C’est notre emblème et celle des producteurs laitiers. Après tout, c’est avec du lait qu’on fait du fromage, pas avec de l’eau! »

Le directeur général de la Fromagerie St-Albert reconnaît qu’avant de faire installer la vache en fibre de verre de 100 livres, il aurait dû prendre connaissance du règlement municipal qui exige une permission pour ériger une enseigne ou tout autre objet en hauteur sur la façade d’un commerce.

« Nous venons d’acheter la Fromagerie Mirabel. On envisage de mettre une vache sur le toit là-bas aussi, mais cette fois-ci, nous allons d’abord demander la permission à la municipalité », a indiqué Réjean Ouimet.

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