Le 7 juillet 2004

La Voie Agricole: ça rapproche les agriculteurs!

Par Chantal Quirion


Micheline Bégin, la webmestre du portail Internet de l’Union des cultivateurs franco-ontariens a eu une bien belle surprise lorsqu’un couple de visiteurs français l’ont informée que La Voie Agricole leur a permis de s’organiser un merveilleux « voyage agr

« Si j’avais des doutes je n’en ai plus », affirme Micheline Bégin, la conceptrice du portail La Voie Agricole de l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO). Bien sûr, la fréquentation du site Internet depuis son lancement aurait dû la rassurer mais l’arrivée impromptue d’un couple de Français en visite au Canada, acheva de la convaincre sur l’efficacité de ce véhicule comme outil d’information et de promotion.

Comme productrice d’agneaux, Micheline Bégin a inscrit son entreprise dans l’annuaire du site et c’est ainsi qu’Earl Meignan et son épouse, anciens producteurs ovins de Bretagne, l’ont retracée.

« J’ai été estomaquée », dit-elle, en constatant comment simplement à partir de deux mots clés : Holstein et Prescott, Earl Meignan est arrivé directement sur La Voie Agricole et comment il a pris plaisir à l’explorer mais aussi à s’en servir pour se créer un itinéraire de visites agricoles. « C’est merveilleux! dit-elle encore. Pour moi c’est vraiment la preuve que le site remplit son mandat auprès des producteurs et des entreprises qui veulent se faire connaître ».

Anciens producteurs ovins, les Meignan sont aujourd’hui dans la production laitière. Propriétaires d’un troupeau Holstein de génétique performante, des « prim’ Holstein », le couple en voyage dans la région d’Ottawa avait bien envie de rencontrer des éleveurs laitiers ontariens.

Ayant à mettre le cap sur le Québec et ayant observé que le comté de Prescott était situé près de la frontière, ils combinèrent Holstein et Prescott pour entamer leurs recherches sur Internet. Le résultat fut immédiat et c’est avec étonnement qu’ils découvrirent la présence de francophones en Ontario via La Voie Agricole!

Comme ils en ont témoigné à Micheline Bégin, ils ont eu beaucoup de plaisir à naviguer sur le site et à découvrir le visage de l’agriculture franco-ontarienne. « J’avais l’impression qu’ils le connaissaient mieux que moi », raconte la conceptrice pour qui le plaisir de cette visite a été doublé par l’échange entre producteurs et l’appréciation de son travail de webmestre.

Il faut dire qu’au départ, les Meignan l’ont abordée suite à son annonce sur le site Internet et n’avaient aucunement l’idée qu’ils s’adressaient à l’artisane de La Voie Agricole dont ils vantaient les mérites. Ces gens curieux avaient été attirés par l’élevage de moutons Katahdin pratiqué par Micheline. Ne connaissant pas cette race, ils s’empressèrent de lui téléphoner pour lui demander à visiter la ferme.

C’est ainsi que de fil en aiguille, Micheline apprit qu’en plus de cette visite, le couple Meignan, à l’aide du site, s’était concocté un « voyage agricole», qu’ils ne sont pas près d’oublier.

Par l’entremise de la 2ième vice-présidente de l’UCFO,Bernadette Hanoul’Henrard dont ils y trouvèrent l’adresse courriel, ils furent mis en contact avec le 1er vice-président, Denis Bourdeau et son épouse Hélène qui les accueillirent pour la nuit dans leur magnifique maison qui sert aussi de gîte du passant.

Les Bourdeau furent bien étonnés de la spontanéité avec laquelle ces Français organisent leur séjour. «Ce sont deux mondes», raconte Denis Bourdeau qui avoue qu’il est plutôt du genre à prévoir des mois à l’avance les moindres détails de ses déplacements. Ce qui ne les a pas empêchés de passer une soirée magnifique où la longue expérience de producteur laitier de Denis Bourdeau et son implication dans le mouvement coopératif fut au c’ur des conversations.

Histoire de bien terminer leur incursion dans l’Est ontarien, ils se sont rendus à la ferme Pierlou, où le président de l’UCFO, Pierre Bercier et son épouse Louise leur ont fait faire le tour du propriétaire. La superficie des terres et le nombre d’acres cultivés en foin sec les ont fortement impressionnés, sans parler de la quantité de lait produite par vache, qui les a laissés rêveurs quant au potentiel de notre génétique. En fait, ils ont parlé de leurs points communs et de leurs différences tant et si bien que l’heure de la traite étant arrivée ils ont décidé de rester pour y assister.

Somme toute, leur bref séjour leur aura permis de se faire une idée assez juste des agriculteurs de l’Est ontarien. Ainsi, ne soyez pas surpris si le téléphone sonne suite à votre annonce sur La Voie Agricole!

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