Volume 33 Numéro 05 Le 23 octobre 2015

L’assurance sur le « cash flow » d’une manufacture de lait, d’œufs, de volaille ou de porc

Par Philippe Ryan, chroniqueur Co-operators


Une manufacture??? Petit, j’imaginais une manufacture comme un gros complexe de bâtiments compliqués reliés avec des tuyaux, avec des cheminées et beaucoup de machines automatisées. À bien y penser, ça ressemble pas mal à nos fermes modernes.

Mais peu importe que vous perceviez votre entreprise comme une ferme ou une manufacture de porc, d’œufs, de volaille ou de lait, advenant un sinistre, vous ne voulez pas subir de stress financier. Vous ne voulez pas être poussé à prendre des décisions hâtives quand ce sont des décisions qui pourront influencer votre futur pour longtemps. Finalement, vous ne voulez pas reculer financièrement de quelques années.

Alors lorsque vous rencontrerez votre conseiller en assurance agricole, demandez-lui quelle est la durée de votre indemnisation en cas d’interruption de vos revenus d’entreprise, ainsi que le coût relié aux différentes options de couvertures. Vous pourriez être agréablement surpris.

Gardez à l’esprit que c’est votre indemnisation qui paiera l’hypothèque et vos dépenses pendant que vous ne pourrez pas produire de revenus.

Quand j’ai commencé ma carrière de conseiller en assurances en 1994, beaucoup de producteurs agricoles, peu importe leur secteur d’activités, assuraient leurs revenus pour six mois. Si le feu ou un sinistre détruisait une étable, on nettoyait et on rebâtissait avec l’aide des voisins et des amis. En fait, ce n’était pas si simple, mais c’était certainement moins compliqué qu’aujourd’hui.

Maintenant, plusieurs éléments interfèrent sur le temps requis pour la reconstruction d’un complexe agricole.   Premièrement, il faut tenir compte du temps nécessaire pour concevoir la structure et obtenir les plans, sans compter sur les délais pour l’obtention des permis nécessaires.

Deuxièmement, la période de l’année peut influencer. Parfois, il faut attendre au printemps pour que la construction puisse débuter.

Troisièmement, la disponibilité de la main-d’œuvre est devenue un facteur important. Habituellement, les entrepreneurs spécialisés en agriculture ont un emploi du temps qui est planifié plusieurs mois d’avance en fonction de leurs ressources.

En conclusion, c’est beaucoup plus long. Reconnaissant ces tendances, les assureurs agricoles se sont ajustés. Il y a 20 ans, l’industrie de l’assurance assurait les revenus et l’indemnisation arrêtait lorsque le bâtiment était reconstruit. Aujourd’hui, les agriculteurs sont habituellement indemnisés en fonction de leurs profits. L’assurance qui protège les profits peut dédommager les propriétaires de l’entreprise jusqu’à ce qu’ils retrouvent leurs profits anticipés, incluant ceux reliés à la croissance ainsi que des facteurs comme l’inflation. Les dédommagements peuvent être versés sur une période allant jusqu’à 24 mois. Les options de 12 et 18 mois sont aussi disponibles sur le marché.

Ce qu’il faut retenir, c’est que ça prend plusieurs mois pour un retour à la normale, même une fois la reprise des opérations amorcée. Il faut savoir aussi que le coût pour étendre l’assurance profits à 24 mois n’est même pas dispendieux.

Alors, pourquoi se poser la question? Des profits bien assurés ça aide sûrement à remettre le sourire dans des moments aussi difficiles.

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