Volume 32 Numéro 10 Le 23 janvier 2015

Le Campus d’Alfred continue d’inquiéter


-Photo Isabelle Lessard

Isabelle Lessard

Par Isabelle Lessard
Rédactrice en chef
redaction@journalagricom.ca


Les modifications majeures à la structure de gouvernance et à la programmation proposées dans le rapport Godbout n’a qu’en partie calmé les préoccupations des acteurs impliqués dans le dossier de la relance du Campus d’Alfred. Son avenir, encore incertain, devrait être précisé à la fin du mois lorsque le ministère de l’Agriculture annoncera sa décision et émettra ses intentions.

Lors d’un arrêt à Ottawa dans le cadre de sa tournée d’une douzaine d’établissements postsecondaires ontariens, la première ministre Kathleen Wynne a été interpellée par les journalistes sur le dossier d’Alfred. Lors d’un point de presse au Château Laurier le 9 janvier, elle a avoué elle-même n’avoir aucune solution à proposer pour l’instant.

Mme Wynne, qui était de passage pour faire une visite des installations de La Cité, a assuré que son gouvernement travaillait en étroite collaboration avec cet établissement ainsi qu’avec le Collège Boréale pour trouver une issue viable au dossier d’Alfred.

Réactions à chaud
Si le rapport Godbout publié à quelques jours de Noël a suffit à calmer certaines inquiétudes qu’avaient Lise Bourgeois et Pierre Riopel, respectivement présidents de La Cité et du Collège Boréal, il en a également ravivé d’autres.

« Nous avons des préoccupations. Dans certains cas, nous avons plus de questions que de réponses », a réagi d’emblée le président de Boréal.

Lise Bourgeois et lui sont particulièrement soucieux de la question du financement et souhaiteraient que tous les paliers de gouvernement y participent pour assurer une formation agricole francophone en Ontario.

Malgré les questions qu’il suscite, les deux présidents s’entendent pour dire qu’il s’agit d’un rapport prometteur, notamment au niveau de la programmation variée qui rejoindra une clientèle plus large et de partout en province.

« Ma première réaction c’est qu’on est finalement en train de penser au long terme, en terme de développement, en vue de répondre aux besoins de la communauté d’Alfred et d’ailleurs en province », a réagi M. Riopel, alors que sa consoeur de La Cité a qualifié le document de « proactif » et d’« encourageant ».

Quant à la question de la gouvernance, elle reste floue aux yeux du Collège Boréal qui compte sur l’annonce du gouvernement provincial de janvier pour avoir des éclaircissements. Il s’est dit tout même confiant au sujet de la collaboration entre son établissement et La Cité.

« Cette année, je pense que nous avons bien fonctionné ensemble en vue d’offrir la programmation agricole auprès des étudiants qui s’y étaient inscrits », a-t-il commenté.

Lors de la dernière parution du journal Agricom, le rapport Godbout venait à peine d’être publié dans l’heure précédant la mise sous presse et les réactions des deux collèges impliqués n’avaient pu être recueillies.

Le temps commence à presser soutient Lise Bourgeois, qui crois que l’échéancier sera serré pour le démarrage de nouveaux programmes, mais elle assure que son équipe sera à pied d’œuvre pour garantir une offre de services de qualité.

« La seule déception que j’ai c’est que pour nous, ça ne va jamais assez vite, mais je suis confiante que nous aurons des décisions à la fin janvier. »

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