Volume 30 Numéro 14 Le 29 mars 2013

Le Campus d’Alfred reconnu pour la qualité de son lait


Photo courtoisie

Isabelle Lessard

Par Isabelle Lessard
Rédactrice en chef
redaction@journalagricom.ca


La ferme du Campus d’Alfred de l’Université de Guelph a remporté le titre de grand champion de Prescott pour la meilleure qualité de son lait. Le comité laitier de Prescott a remis ses traditionnelles reconnaissances aux producteurs s’étant démarqués au cours de la dernière année.

Il s’agit de la quatrième fois que la ferme-école remporte ce prix depuis la création de son troupeau en 1992, dont deux fois avant la certification biologique et deux fois après. Le Campus avait également remporté plusieurs autres fois des nominations dans les catégories or et général.

Pour Serge Courchesne, responsable de la ferme, il s’agit d’un travail d’équipe. « Il faut surtout féliciter les gens qui travaillent avec les animaux au jour le jour, avoue-t-il. Ce sont eux les grands responsables. […] Ça encourage à continuer. »

Bien que la compétition ait été féroce, la ferme biologique du campus s’est démarquée du lot avec son compte moyen de 80 000 cellules somatiques et de 4 000 pour les bactéries.

Leur secret ? « Il n’y a pas vraiment de secret », confie Serge Courchesne. Il indique que le mot d’ordre à la ferme est de porter une attention particulière à l’entretien de l’étable, tout particulièrement en ce qui a trait à la propreté des systèmes de traite et aux aires où circulent les animaux et où ils se couchent.

« Une bonne technique de traite c’est tout aussi important qu’une bonne salubrité lors de la traite », poursuit le responsable de l’étable. Les employés de l’étable suivent donc un protocole qui favorise l’élimination des sources de contaminants du lait. Une solution de prétrempage est donc utilisée pour permettre de désinfecter les trayons qui sont ensuite nettoyés. Un échantillonnage est ensuite prélevé sur chacun des quartiers à l’aide d’une tasse-filtre pour détecter les possibles cas de mammites. Et finalement, une solution posttraite est utilisée comme effet barrière aux bactéries après le décrochage de la trayeuse.

La ferme utilise aussi un système de décrocheuse automatique pour éviter la surtraite, ce qui évite les dommages aux trayons. « Ça peut avoir un effet sur le compte de cellules somatiques, indique Serge Courchesne. Il est prouvé qu’une surtraite aura tendance à résulter en une tendance à un compte de cellules somatiques plus élevé parce que ça effectue des dommages aux trayons. »

Il soutien que son équipe fait également attention à l’ajustement des systèmes de traite.

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