Le 7 avril 2005

Le Collège d’Alfred est prêt pour une 25e rentrée!

Par Chantal Quirion


Ils sont nombreux à avoir répondu à l’invitation du Collège d’Alfred le 16 mars dernier. La salle André Demers était bondée de jeunes et de moins jeunes, intéressés à connaître mieux les programmes de diplôme de l’établissement ainsi qu’à faire le tour du propriétaire. De ce groupe composé d’environ quatre-vingt-dix participants, certains sont déjà inscrits et seront au nombre de la vingt-cinquième promotion. «Il s’agit d’une première, précise l’agent de liaison du Collège d’Alfred, Jean Dubois. Nous avons jumelé la journée d’information traditionnelle qui s’adresse à nos étudiants qui débutent à la prochaine session, à une journée portes ouvertes pour les candidats qui ont démontré de l’intérêt pour notre établissement et pour qui, il est encore possible de s’inscrire. Les gens ont très bien répondu», de constater M. Dubois.

Par petits groupes, les participants ont suivi le ou la responsable du programme de leur choix. De cette façon, il leur a été possible de suivre de deux à trois séances d’information au cours de cette journée en plus de prendre part au tour guidé du campus. La formule très intimiste a d’emblée créé un climat très agréable où tout en s’imprégnant de l’atmosphère des lieux, tous ont semblé parfaitement à l’aise de poser de nombreuses questions.

Comme il s’agit d’un nouveau programme, Agricom a suivi Christopher Kinsley, le coordonnateur de la formation Gestion de l’environnement afin d’en savoir plus sur cette technique qui prendra son envol dès l’automne prochain. En entraînant son groupe au Centre de recherche et de transfert technologique (R.T.T.) du Collège, M. Kinsley a donné un aperçu des applications qui découlent de cet enseignement. Sa passion pour le développement de techniques innovatrices a donné un avant-goût certain de ce programme où les étudiants seront appelés à faire preuve d’ingéniosité. En présentant plusieurs projets de recherche menés conjointement par le Collège et différents partenaires de l’industrie, M Kinsley a su attiser l’intérêt des participants en leur offrant un bel éventail des défis auxquels sont confrontés les gestionnaires de l’environnement. Des projets qui sont autant de pistes de solution aux problèmes environnementaux et qui mettent à profit la créativité et l’expertise de ses artisans. « C’est un domaine en pleine effervescence, affirme le coordonnateur du programme, également chercheur en ingénierie au Collège d’Alfred. Au Québec par exemple, dit-il, les propriétaires riverains auront d’ici peu à se doter d’installations pour réduire leurs émanations de phosphore. Or, il n’y en a pas encore sur le marché. Ce n’est là, poursuit-il, qu’une des multiples facettes sur lesquelles nous devons nous pencher. Les nouvelles normes émises suite à la tragédie de l’eau contaminée de Walkerton ou encore, l’application graduelle de la Loi sur la gestion des éléments nutritifs en Ontario, ne sont, croit-il, que la pointe de l’iceberg. Les normes environnementales augmenteront à mesure que les impacts des activités humaines sur l’état des ressources naturelles seront documentés et avec elles, le besoin d’avoir des gens qualifiés pour veiller à leur application et au contrôle de la qualité.»

C’est pourquoi, estime-t-il, les futurs diplômés en Gestion de l’environnement seront très en demande. Au même titre que leurs compétences techniques, leurs connaissances de la législation seront un atout qui leur permettra autant d’oeuvrer pour un employeur que d’ouvrir éventuellement leur cabinet de consultation. Donc, pour répondre à une question commune, « oui, dit-il, la gestion de l’environnement est un secteur d’activité très prometteur en terme de perspective d’emploi. »

À en juger par l’animation générale qui régnait au retour dans le pavillon central, il est clair que chacun des présentateurs a su communiquer son amour du domaine et faire des adeptes pour chacun des programmes. Attirés par l’agriculture conventionnelle ou biologique, intéressés par les soins vétérinaires, la nutrition et la manutention des aliments, le développement international ou la gestion de l’environnement, les convives réunis étaient à l’image de la diversité et de la vivacité qui s’exprime au sein du Collège d’Alfred. Québécois ou Ontariens, fraîchement émoulus de l’école secondaire ou s’apprêtant à effectuer un retour aux études, la vue de cette troupe qui forme en partie la vingt-cinquième promotion avait de quoi réjouir les organisateurs de cette journée, qui peuvent se dire : mission accomplie !

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