Le 15 mai 2002

Le Collège d’Alfred : Un autre cinq ans avec l’Université de Guelph

Par Pierre-Alain Blais


Le Collège d’Alfred restera finalement, pour au moins un autre terme de cinq ans, au sein du réseau des collèges agricoles de l’Université de Guelph. C’est ce qu’a révélé le directeur du Collège d’Alfred, M. Gilbert Héroux, lors de la présentation de son rapport à l’assemblée annuelle du Conseil communautaire du Collège, qui avait lieu le samedi 11 mai dernier. L’entente aurait été signée à la fin avril.

La part du budget d’opération que reçoit le Collège du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Ontario par l’entremise de l’Université de Guelph, qui s’établit à environ 2,1 millions de dollars par année, n’a toutefois pas été haussée, a expliqué le directeur Héroux.

La bonne nouvelle, cependant, c’est que ce fameux budget n’aurait pas non plus été amputé comme celui des autres collèges, quoique qu’Alfred doive encore défrayer seul ses propres dépenses d’entretien des bâtiments au contraire des autres collèges pour lesquels Ontario Realty Corp, le propriétaire des lieux, paye la note.

On a aussi appris que le Collège aurait accumulé un déficit budgétaire d’un peu plus de 145 000 $, dont une large part peut être attribuée à des coûts de chauffage démesurés (61 000 $ pour la seule année 2000-2001) pour maintenir au chaud les bâtiments vieillissant de l’institution qui jadis abritait une école de réforme. On a aussi pris en considération la subvention fédérale de 778 000 $ que le Collège a reçu de Patrimoine canadien dans le calcul du déficit des opérations.

D’autre part, il appert que Craig Pearson, le nouveau doyen du Ontario Agricultural College qui supervise les composantes du réseau de Guelph, aurait déjà apporté de sérieuses modifications aux programmes de formation qui seront donnés pour les prochains deux ans, essentiellement sur la base de leur capacité à recruter de la clientèle étudiante, et à recouvrer leurs coûts.

Ainsi, au Collège d’Alfred en septembre, on n’offrirait pas le cours de techniques de diététique, bien que les demandes d’inscription se chiffrent à huit. On ne donnerait pas non plus le diplôme en horticulture, pour la même raison de demande trop faible.

Par ailleurs, au Collège de Kemptville, ce serait le cours de techniques équines qui tomberait sous le couperet du doyen, si ses recommandations sont approuvées par le sénat de l’Université de Guelph.

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