Volume 33 Numéro 21 Le 8 juillet 2016

Le foin sera rare

Par Chantal Quirion


La sécheresse a sévit fortement dans l’Est ontarien et la première coupe de foin a été maigre pour la plupart des agriculteurs. On indique des rendements de l’ordre de 50% moins élevé que la moyenne annuelle. Le Sud de la province a été aussi affecté par le manque de pluie.

« Cette année ça joue entre 40% à 50% de la production habituelle. Dans l’un de mes champs de 20 acres où j’e fais en général 120 balles, j’en ai eu 58 », mentionne Robert Chartrand dans l’Est ontarien. Le sol est si sec dit-il, qu’il a enfoncé sa main jusqu’au poignet dans l’une des crevasses de ses parcelles argileuses.

Le 30 juin, Jean-Denis Méthot, ajusteur pour le programme gouvernemental d’assurances Agricorp dans l’Est ontarien mentionnait qu’à certains endroits, la deuxième coupe de foin a été brûlée et que l’on commence à craindre pour d’autres cultures comme le maïs et le soya.

De telles conditions n’ont pas été répertoriées depuis les années 1963-1964 alors que plusieurs puits du sud de l’Ontario avaient été taris et qu’il avait fallu transporter de l’eau de d’autres régions.

Selon les cartes météorologiques d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, l’Est, certaines régions plus particulièrement et le Sud de la province sont affectées alors que certaines régions du Nord affichent un taux de précipitation qui avoisine la normale.

Néanmoins en date du 6 juillet, l’agronome Daniel Tassé pour la région Témiskaming / Cochrane pour le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et des Affaires rurale de l’Ontario, indiquait que malgré des rendements normaux et un excellent début de saison, le besoin de pluie commençait à se faire sentir.

« Depuis quelques semaines on n’a pas eu beaucoup de précipitations mais ce n’est pas critique. »

Dans cette région, la production de foin a non seulement été abondante pour la première coupe mais de grande qualité, particulièrement dans les champs à base de luzerne.

Déjà, des chargements de balles carrées ont été acheminés de cette région vers le Sud de la province.

Comme toujours, Dame nature peut réserver encore bien des surprises mais le taux de précipitation demeure bien inférieur à la moyenne dans la grande majorité de l’Ontario. M. Méthot mentionne par ailleurs que des changements importants ont été apportés aux programmes de compensation pour le foin et les fourrages et ce, au grand avantage des producteurs. Il compte rassembler les producteurs de son secteur à l’automne pour leur donner plus d’informations.

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