Volume 30 Numéro 10 Le 18 janvier 2013

Le français demeure une priorité pour l’UCFO


Photo courtoisie

Isabelle Lessard

Par Isabelle Lessard
Rédactrice en chef
redaction@journalagricom.ca


« Nous comptons faire de 2013 une année de réalisations et d’aboutissement de dossiers prioritaires pour les agriculteurs franco-ontariens », confie Simon Durand, directeur général de l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO). 

Ce dernier a accepté de dévoiler à Agricom ses priorités pour 2013 et de partager avec ses lecteurs son enthousiasme face aux grands dossiers auxquels l’UCFO compte s’attaquer.

 

Le dossier majeur auquel l’UCFO accordera beaucoup de temps – et sa principale raison d’être – est sans aucun doute la revendication de services en français pour les agriculteurs de l’Ontario. La province compte au-delà de 3000 exploitants agricoles qui se déclarent de langue maternelle française. Selon M. Durand, il faudra donc presser les gouvernements à offrir un éventail plus détaillé des services en français pour desservir cette population en droit de recevoir de l’information dans la langue de son choix.

 

Selon l’UCFO, tant aux différents paliers gouvernementaux, qu’au sein des organismes de représentation des agriculteurs et des entreprises, la question du français est déficitaire en Ontario. « On sous-estime toujours notre nombre et j’estime qu’il y a place à l’amélioration », lance le directeur général de l’organisme.

 

Et pourtant, les francophones paient autant de taxes et sont également des consommateurs à part entière que les compagnies et les gouvernements devraient servir au même titre que les anglophones, plaide M. Durand.

 

« Je veux que les agriculteurs francophones développent le réflexe de demander de l’information en français. On change trop rapidement à l’anglais pour accommoder [les gens] », dit-il.

 

D’ailleurs, dans un esprit de positionner les agriculteurs francophones et l’UCFO dans le monde agricole et l’industrie agroalimentaire, Simon Durand rencontrera à nouveau le commissaire des services en français de l’Ontario, François Boileau, « pour que tous réalisent l’ampleur et l’importance de cette population ».

 

Cela passera également par différentes visites de son président, Marc Laflèche et de lui-même sur la colline parlementaire pour inculquer cette vision aux élus. Et dans cette optique, il veut faire de l’UCFO « la voie agricole pour la population générale et la voix francophone pour le secteur agricole ».

 

Relève agricole
Le dossier de la relève agricole est une autre des préoccupations importantes pour l’Union. Depuis 2012, l’organisme est très actif sur le terrain pour amasser de l’argent pour le Fonds de la relève agricole franco-ontarienne et compte l’être encore plus pour l’année à venir.

 

Elle travaille déjà sur différents événements qui lui permettront d’amasser de l’argent pour constituer un fonds pour venir en aide à la relève agricole. Parmi les idées sur la table, on y retrouve une tombola, un tournoi de golf et le retour de la fameuse soirée country qui avait fait fureur l’an dernier.

 

Rappelons que cette collecte de fonds dont l’objectif ultime est d’amasser 250 000 $ servira à offrir une bourse annuelle à un jeune agriculteur ou une jeune agricultrice voulant démarrer une entreprise agricole ou désirant prendre la relève d’une ferme existante.

 

CUMO
Finalement, M. Durand espère trouver des fonds pour poursuivre le travail de constitution d’une coopérative de main-d’œuvre agricole (CUMO). « Comment les producteurs peuvent-ils être des gestionnaires plus efficaces s’ils ont de la difficulté à se libérer [des tâches quotidiennes] pour effectuer des tâches administratives ?, s’interroge Simon Durand. Nous devons outiller les producteurs pour améliorer leur environnement d’affaires. »

 

Il espère donc redoubler ses efforts pour trouver un financement qui lui permettra d’embaucher un employé pour aller de l’avant avec ce projet.

 

« Les besoins de main-d’œuvre qualifiée sont pressants sur les fermes ontariennes. Nous avons de nombreux agriculteurs qui ont démontré un intérêt face à ce projet, mais nous manquons d’argent pour le réaliser », se désole-t-il.

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