Le huard a une influence décisive sur les perspectives agricoles de 2017


Par Financement agricole Canada


L’agriculture canadienne a été avantagée par un dollar assez faible tout au long de 2016, et cette tendance devrait se poursuivre en 2017, selon Jean-Philippe Gervais, économiste agricole en chef à Financement agricole Canada.

M. Gervais prévoit que le dollar canadien, en 2017, oscillera autour de 75 cents et demeurera inférieur à sa valeur moyenne sur cinq ans comparativement au dollar américain, ce qui pourrait faire du huard le facteur économique le plus important à surveiller pour l’agriculture canadienne cette année.

« Il est certain que d’autres facteurs pourraient influencer l’agriculture canadienne, comme l’économie mondiale, le contexte d’investissement et les prix des produits de base et de l’énergie », indique M. Gervais, faisant référence aux cinq principales tendances économiques qui, de son point de vue, sont à surveiller en 2017 dans le secteur agricole. « Le dollar canadien, toutefois, a une incidence marquée sur la rentabilité depuis quelques années, et il pourrait avoir une influence décisive sur la réussite globale de l’industrie agricole canadienne en 2017. »

Non seulement la faiblesse du dollar rend-elle le Canada plus concurrentiel sur les marchés agricoles par rapport à certains des principaux pays exportateurs, mais elle se traduit aussi par des recettes monétaires agricoles plus élevées pour les producteurs dont les produits sont libellés en dollars américains.

Producteurs

La faiblesse du dollar canadien continuera à stimuler la demande de produits agricoles canadiens, ce qui est particulièrement important en raison de l’accroissement des stocks de bétail et de cultures prévus. Cela pourrait se traduire par un accroissement des revenus, d’autant plus qu’on entrevoit une remontée probable des prix du bétail par rapport aux niveaux bas observés durant la deuxième moitié de 2016.

« Un dollar canadien faible fait grimper le coût des intrants agricoles, mais l’incidence nette sur le plan de la compétitivité de nos exportations et des recettes monétaires des producteurs est certainement positive, affirme M. Gervais. Entre un dollar faible et un dollar assez vigoureux par rapport au dollar américain, la première éventualité est plus avantageuse pour les producteurs de chez nous. »

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