Le 20 octobre 2004

« Le ministère de l’Agriculture a abandonné ses agriculteurs » ? Tom Manley, critique agricole du Parti vert de l’Ontario

Par Pierre-Alain Blais


Commentant une récente rencontre de consultations organisée par l’entourage du ministre de l’Agriculture de l’Ontario, Steve Peters, à Chesterville au début d’octobre, à laquelle le ministre lui-même assistait, Tom Manley y a vu des signes évidents que le ministère de l’Agriculture ontarien aurait abandonné sa mission de servir « les fermes familiales » et serait maintenant clairement « au service des grandes entreprises agroalimentaires ». Or, il n’était pas le seul dans la salle à penser ainsi, ont rapporté des sources fiables au journal Agricom.

« Les gouvernements libéral et conservateur qui se sont succédé en Ontario ont éliminé les services de vulgarisation agricole, imposé une bureaucratie de la gestion des éléments nutritifs et maintenant le Ministre fait la sourde oreille quant aux préoccupations des agriculteurs en matière de salubrité alimentaire », soutient Tom Manley.

Lors de la consultation à Chesterville, à laquelle étaient pourtant conviés des agriculteurs de la grande région est ontarienne, « le ministre Peters plutôt que d’aborder le rôle essentiel que jouent l’agriculture et l’alimentation pour le maintien d’une bonne santé, la prévention des maladies, et l’amélioration de notre environnement, il a passé la majeure partie de la rencontre à écouter des présentations de l’industrie de la transformation alimentaire et du commerce des denrées fraîches », rapporte M. Manley.

« La rencontre a été décevante, commente le critique à l’agriculture, et aura laissé aux producteurs un sentiment d’abandon ». (?The event was a disappointment, which left farmers feeling abandoned’.)

En outre, les présentations de l’industrie alimentaire, dit-il, auraient été « complètement étrangères » aux questions que se posent les producteurs laitiers, de bovins et de grandes cultures qui étaient présents.

« Les agriculteurs sont eux aussi engagés à produire des aliments sains et nutritifs, mais des rencontres de ce genre ? comme bien d’autres récemment ? passent à côté de l’essentiel: Comment les producteurs ontariens peuvent s’acquitter de leur rôle à livrer des aliments salubres tout en rencontrant leurs coûts de production ? », conclut Tom Manley.

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