Le 4 mai 2005

Le mouvement de la « voix unifiée » agricole pour l’Ontario fait des progrès

Par Pierre Glaude


Décidément, les efforts des derniers mois pour doter l’agriculture ontarienne d’une « voix unifiée » ont eu un impact important auprès des gouvernements et des agriculteurs.

C’est du moins ce que pense Ron Bonnett, président de la Fédération de l’agriculture de l’Ontario. Au cours d’une réunion du groupe qui travaille à l’unification des messages des organismes agricoles ontariens, les membres ont été unanimes à s’engager à ce que la voix unifiée soit maintenue et améliorée.

« Nous avons aussi discuté en particulier des meilleures façons de maintenir l’engagement de nos gens dans les questions agricoles et de les motiver à participer. Ceci est essentiel pour capter l’intérêt des agriculteurs qui se désengagent parce qu’ils sentent qu’ils ne sont pas écoutés », a déclaré M. Bonnett.

Une stratégie de communication
Toujours selon Ron Bonnett, il est essentiel que le groupe de travail de la voix unifiée se dote d’une stratégie de communication et à cet effet, les directeurs généraux des divers organismes agricoles seront convoqués sous peu pour développer une telle stratégie. De plus, les chefs de file continueront à se rencontrer pour discuter des divers problèmes et développer des messages clés.

Par ailleurs, le secteur des grains et des oléagineux fait de plus en plus la promotion d’un concept de programme de soutien qui serait lié aux coûts de production, et ce concept semble devenir un but commun des intervenants de la voix unifiée. On étudie aussi d’autres formes de programmes d’assurance à la production, en particulier pour le secteur des viandes rouges. C’est aussi le cas pour les productions horticoles.

Les intervenants de la voix unifiée sont aussi préoccupés par un nouveau règlement qui interdit la chasse aux trophées sur les fermes d’éleveurs de chevreuils et d’élans.

Selon Pierre Bercier, président de l’Union des cultivateurs franco-ontariens, l’initiative de la voix unifiée du secteur agricole ontarien est devenue absolument essentielle. « Les agriculteurs de l’Ontario sont beaucoup plus forts et écoutés lorsqu’ils s’entendent sur un seul agenda et un même message », a-t-il déclaré. « Nous assistons présentement à une mobilisation de la base sans précédent en Ontario. Nos agriculteurs exigent beaucoup de leurs organismes agricoles et pour répondre à leurs attentes, ceux-ci n’ont d’autre choix que de travailler ensemble à se donner une seule voix », a conclu M. Bercier.

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