Volume 30 Numéro 06 Le 9 novembre 2012

Le nord réclame une vision commune

Par Marc Dumont, collaborateur
redaction@journalagricom.ca


Le nord de l’Ontario devra se doter d’un plan stratégique pour l’industrie agricole au cours des prochaines années s’il veut que son économie demeure vigoureuse. C’est une conclusion à laquelle en sont venus les délégués qui ont participé au Forum sur l’innovation en agriculture au Témiskaming, les 24 et 25 octobre derniers.

 

Une soixantaine de personnes s’étaient réunies pour discuter des perspectives d’avenir de l’industrie agricole dans le nord de l’Ontario. Tous ont reconnu l’importance de développer une vision commune pour l’agriculture au Témiskaming et de rallier les autres régions pour élaborer un plan pour toute la région du nord-est et du nord-ouest de la province.

 

Un forum en trois temps
Le forum s’est divisé en trois parties : la visite d’infrastructures locales, des présentations de chercheurs et un survol de projets innovateurs.

 

Les participants ont pu visiter l’élévateur de Grant Farms, la Fromagerie de Thornloe et le Centre de recherche en agriculture de l’Université du Québec en Abitibi-Timiskamingue (UQAT), à Notre-Dame du Nord.

 

Ce centre, composé de quatre laboratoires consacrés à la recherche sur la production bovine, s’intéresse entre autres aux causes de la fermentation de l’ensilage. Ce sujet d’étude est d’autant plus d’actualité par les temps qui courent en raison de la hausse du prix des céréales. La maximisation de la qualité des plantes fourragères devient donc incontournable.

 

Les chercheurs de l’UQAT cherchent également à comprendre les raisons pour lesquelles une vache aime ou n’aime pas une plante. L’odeur aurait-elle un rôle à jouer ?

 

D’autres étudient les sols pour en connaître davantage sur les bactéries qui favorisent la croissance de la plante et en augmentent la digestibilité.

 

Enfin le dernier domaine de recherche se penche sur la production de bioénergie. Il s’agit de concevoir un digesteur anaérobique (sans oxygène) qui dégrade la matière, comme le fumier, pour produire du méthane, qui sera à son tour transformé en électricité.

 

Le forum s’est poursuivi avec des présentations de chercheurs d’Agriculture et Agroalimentaire Canada et de l’Université Nipissing de North Bay. Les conférences, pour la plupart très techniques ont porté sur des sujets comme le positionnement géostationnaire pour de l’agriculture de précision, l’agriculture biologique et l’utilisation de fertilisants.

 

Enfin, il a été question de valeur ajoutée, d’occasion d’affaires, de conseils, de tendances et de technologie en agriculture. Par exemple la nouvelle génération d’équipement autodirigé sème ou fertilise avec précision : une pratique qui permet des économies et qui engendre moins de pollution.

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