Le 5 février 2004

Le nouveau Collège d’Alfred: Vers une institution soucieuse de l’écologie

Par Nadia Carrier, collaboration spéciale


Ayant en tête la nouvelle vision du Collège d’Alfred, Une saine gestion de l’environnement, six groupes de travail, issus du comité de travail pour la planification stratégique 2004-2008 du Collège d’Alfred, tenteront au cours des quatre prochains mois de positionner le nouveau collège relativement à cette nouvelle vision.

Chaque groupe, composé de représentants de l’Université de Guelph, du Conseil communautaire du Collège d’Alfred et des membres du personnel du Collège, sera invité à s’entourer d’un véritable réseau d’acteurs clés issus des milieux locaux, régionaux et nationaux, à savoir les producteurs, les fournisseurs, les autorités à tous les niveaux, les chercheurs, la communauté d’apprenants et les consommateurs. Cette façon de travailler visera à mettre en commun les expériences et compétences de chacun en développement durable, et à diffuser des recommandations sur les orientations que devrait prendre le Collège afin d’être en accord avec sa nouvelle vision.

La mission des groupes de travail dont la thématique est Recherche, Éducation, Formation, Soutien aux collectivités viables, Infrastructure et services institutionnels et Financement et développement des affaires est claire et précise: Élaborer des recommandations pour la mise en oeuvre d’ici 2008 de projets en développement durable au sein du Collège d’Alfred qui soient tout à la fois attractifs, propres, sûrs, accessibles, efficaces et viables financièrement.

Les propositions de ces groupes seront rendues publiques au cours du printemps prochain et la communauté sera alors appelée à émettre ses opinions et ses commentaires.

Ce processus découle directement de l’annonce qui nous a été faite, le 21 novembre dernier lors d’une conférence de presse au Collège d’Alfred, de la volonté de l’Université de Guelph de faire de l’institution un campus francophone à part entière du Collège d’agriculture de l’Ontario. Les secteurs d’intérêt traditionnels du Collège seront maintenus, c’est-à-dire l’agriculture, l’alimentation (transformation et salubrité), le développement international et les soins vétérinaires. À ceux-ci s’ajouteront des initiatives nouvelles dans les secteurs de l’environnement et de la gestion des ressources naturelles en milieu rural.

Le désir de l’Université est aussi d’élargir l’éventail des programmes disponibles pour inclure à la fois des formations collégiales régulières (diplômes de deux ans), des formations courtes ou professionnelles (certificats), et même des formations de niveau universitaire s’inscrivant dans des programmes d’articulation avec Guelph et avec d’autres institutions francophones au Canada et ailleurs (baccalauréats).

Selon M. Gilbert Héroux, directeur du Collège d’Alfred, « Les changements les plus importants seront au niveau de la philosophie d’intervention de l’institution qui aura en son centre une approche écologique, c’est-à-dire où seront privilégiées les valeurs de protection et de saine gestion du milieu naturel. »

La communauté des étudiants du Collège, en plus de recevoir une formation académique et technique dans les secteurs d’intervention du Collège, évolueront donc dans un milieu de vie qui privilégie une réduction considérable de l’impact des activités humaines sur notre environnement naturel.
Toujours selon M. Héroux: « Nous reconnaissons l’importance des nouvelles technologies, de l’efficacité et du rendement ainsi que la rentabilité des activités économiques, toutefois ces valeurs seront teintées des limites qu’imposent la protection du milieu naturel et une saine gestion des ressources dans une philosophie de développement durable. »

Les six groupes de travail ont donc jusqu’au mois de mars pour identifier les tendances externes susceptibles d’avoir des impacts sur l’environnement du nouveau collège. Les défis les plus importants à relever en gestion des ressources environnementales du milieu rural pour l’institution seront ensuite analysés par chacun des groupes de travail qui formuleront des recommandations quant aux politiques et à la recherche et développement pour l’orientation du nouveau collège. Le tout devrait être rendu public à la fin du printemps.

C’est donc un dossier à suivre pour ceux qui s’intéressent à l’évolution du Collège d’Alfred.
*Nadia Carrier est directrice générale à l’Union des cultivateurs franco-ontariens.

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