Le P5 revoit les quotas à la baisse


Lower rear view of a machine milking cows. Horizontal shot.

Par Chantal Quirion


Comme plusieurs s’y  attendaient dans le secteur de la production laitière, le droit de produire sera réduit à compter du 1er mai dans les provinces du P5. Le comité du P5  qui regroupe l’Ontario, le Québec, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick a annoncé une réduction de 1,5% ainsi que l’annulation de quatre journées additionnelles annoncées pour l’automne.

Le comité avait annoncé le 8 mars dernier qu’il n’y aurait plus d’émission de nouveaux quotas d’ici la fin de l’année laitière qui se termine en juillet prochain. Il avait du même souffle annoncé que la situation serait révisée en avril.

« Dans le cas où la production ne se stabiliserait pas, les offices considéreront la possibilité d’établir des mesures supplémentaires afin d’assurer une cohérence entre la production et les besoins du marché. » Ce qui a été annoncé il y a quelques jours.

Cette décision s’explique du fait que le niveau souhaité pour les stocks de beurre fixé à 35 000 tonnes a été atteint. En janvier 2018 il se situait à 29 383 tonnes.

Depuis avril 2014,  des augmentations substantielles de quotas s’élevant à un peu plus de de 20% avaient été accordées pour rétablir les stocks de beurre. Une croissance exceptionnelle de la demande avait conduit à ce regain de la production.

« On reste dans un contexte de croissance », commente le porte-parole des Producteurs laitiers du Québec, François Dumontier. Ce dernier mentionne toutefois que l’augmentation des importations de fromages en raison de l’Accord économique et commercial global conclu entre le Canada et l’Union européenne aura certainement un impact sur la demande.

« Il y a un éléphant dans la pièce », conclut-il en imageant cette situation.

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